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Un fanzine, ça sert à quoi?

18 Juin

Un fanzine est une revue amateure conçue par des passionné(e)s, bénévoles, pour des passionné(e)s. Il en existe de toute sorte, de tout genre mais je me contente ici de citer ceux qui traitent de cette chère littérature de l’imaginaire (fantastique, science-fiction, épouvante, fantasy,…) celle qui me tient à coeur. Bien sûr, j’aurais pu faire un survol au niveau international mais je me concentre ici plutôt sur les fanzines québécois. Mais un fanzine, ça sert à quoi? Ça sert à donner une vitrine à la relève, une chance d’être lu, de faire ses premières armes ou de partager son imaginaire avec d’autres mais c’est également très intéressant en tant qu’abonné : des nouvelles, des critiques, des infos sur ce qui se déroule dans le milieu de la SFFQ (Science-fiction et fantastique Québécois), c’est une opportunité unique de lire d’autres noms que ceux qu’on voit déjà sur les tablettes des librairies. Pour moi, un fanzine, c’est le pouls d’un milieu. Et à voir le nombre de fanzines québécois de SFFQ, le milieu semble en bonne santé! Et vous, que pensez-vous des fanzines? Un fanzine, pour vous, ça sert à quoi?

Voici les principaux fanzines québécois de littératures de l’imaginaire :

Brins d’Éternité :http://www.brinsdeternite.com/

Horrifique : http://horrifique.tripod.com/index1.html

Clair Obscur : http://revue-clairobscur.blogspot.com/

Nocturne : http://nocturne.0fees.net/

Et voici d’autres fanzines qui acceptent des nouvelles dans ces genres :

Katapulpe : http://www.katapulpe.blogspot.com/

La Petite Bibliothèque Bleue : http://petitebiblibleue.spaces.live.com/

Longue vie au fanzinat!

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5 Commentaires

Publié par le juin 18, 2009 dans Uncategorized

 

5 réponses à “Un fanzine, ça sert à quoi?

  1. Pierre H.

    juin 18, 2009 at 11:30

    Connaissait pas la petite bibliothèque bleue. Le concept a l’air bien, mais on dirait qu’il manque un peu de Marketing. Moi j’ai découvert les fanzines l’automne dernier et je trouve cela génial. Je serai du prochain Katapulpe cette été. Merci de tes liens url.

     
  2. Guillaume Houle

    juin 19, 2009 at 10:40

    Article très intéressant, et je tiens à préciser que le but d’un fanzine n’est pas d’être lu par 100,000 lecteurs, mais plutôt de permettre l’émergence d’auteurs et de travailleurs culturels au sein du milieu de la Science-fiction et du fantastique québécois (SFFQ), voire francophone.

    Bref, le meilleur marketing possible est viral, c’est à dire qu’il se fait de bouche à oreille, dans les événements et sur Internet.

    P.S. : Si vous avez envie de découvrir et de faire partie du dynamique milieu de la SFFQ, ne manquez pas le Congrès Boréal – http://www.congresboreal.ca/

     
  3. Philippe-Aubert Côté

    juin 19, 2009 at 12:43

    Article très enjoué 🙂

    Cela soulève une question intéressante, je crois. Je trouve très pertinente l’idée que les fanzines permettent *l’émergence* d’auteurs qui n’auront pas accès immédiatement à une revue professionnelle. Cela sous-entend, il me semble, qu’après avoir peaufiné son style dans les fanzines le jeune auteur peut (ou doit? autre question, hé hé) se trouver une place dans une revue *professionnelle* avec des exigences élevées. Mais y-a-t-il aussi un risque que certains jeunes auteurs, plutôt que de travailler à améliorer leur texte, se complaisent dans un niveau moyen parce qu’ils pensent surtout à écrire pour des fanzines?

    Pas que je pense que les fanzines publient seulement des textes moyens, mais je pense à certains auteurs (pas nécessairement du milieu) qui ont une idée de nouvelle mais parce qu’ils la destinent à l’avance à un fanzine dont les exigences éditoriales sont minimes (certains comme brins ont des exigences plus élevées) vont produire un texte moyen ou médiocre plutôt que de se botter les textes pour le travailler. Je repense entre autres à un ou deux jeunes auteurs qui avaient des idées de nouvelle géniales, on avait fait du remue-méninge pour amener leur texte à un niveau élevé, mais parce qu’ils s’identifiaient trop au monde du fanzine ils ne voulaient pas pousser leur texte plus loin. J’y ai vu des occasions gâchées, surtout que ces auteurs aspiraient à publier un jour dans les Solaris ou autres.

    Question intéressante à méditer 🙂 Je me sens malcomode ce matin :-p

     
  4. Michel Gingras

    juin 22, 2009 at 3:34

    Tout à fait d’accord avec Philippe-Aubert Côté. Le but d’un fanzine c’est de permettre à un auteur débutant de pouvoir se faire connaître, mais aussi, de constamment écrire afin de s’améliorer et de passer à un niveau suivant.

    Je compare un peu l’écriture à la musique ou à l’humour. Un musicien ou un humoriste qui ne se contentera que de jouer dans les bars sans jamais avoir le goût d’aller plus loin en participant à des concours ou autres pour lui permettre de se rendre dans les grandes salles, restera un humoriste ou un musicien de bar. Y a des jokes de bars et des jokes grand public.

    Pareil pour l’écriture. On a l’écriture destinées à un fanzine et celle dite professionnelle. Il faut juste vouloir évoluer et continuer constamment d’écrire et de peaufiner notre écriture et surtout, être capable d’accepter les commentaires de ceux et celles qui nous lisent afin d’être capable de supprimer des choses d ans un texte ou de complètement ré-écrire au complet une histoire.

     
  5. claude b.

    juin 22, 2009 at 6:54

    Quand moi j’ai commencé à publier, les fanzine avaient une fonction de plus: les fanzines, c’était l’école. Pourquoi? Parce qu’au début des années 1990, il y avait un appareil critique plus important qui analysait la production des fanzines. Les revues «Solaris» et « imagine…» parlaient des fanzines, et L’année de la science-fiction et du fantastique québécois analysait les fanzines (et L’ASFFQ paraissait toujours année après année).

    De cette façon, les auteurs qui publiaient dans les fanzines obtenaient de véritables critiques de leurs textes, des bons mots ou des mauvais. Personnellement, les mauvaises critiques m’ont beaucoup plus aidé à cheminer que les bonnes. Et je dois dire que les directeurs littéraires et les critiques m’ont tellement tapé sur les doigts dans le bon vieux temps que j’en ai encore les jointures gonflées.

    Les écrivains en herbe qui persévéraient pendant quelques années pouvaient ainsi avoir une idée de leur évolution ou de leur plafonnement.

     

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