RSS

B(12) – Une journée d’avance

20 Août

Même si l’épisode 12 de B était supposé être disponible demain, je le mets en ligne aujourd’hui car demain je n’aurais pas mon ordinateur sous la main. Bonne lecture!

Épisode 12

Parce que les moustachus pensent tous que c’est la faute de Marilyn Manson.

Une enfance made in China. (Joyeux Noël, mon gars, tiens on t’a acheté des jouets fabriqué par des enfants dans une usine de Chine, au Walmarde, parce qu’on préfère payer cinq dollars de moins pour ton jouet). Une enfance où on te fait croire que la magie existe, le père Noël, la justice et tout… Paf : tout à coup, plus rien de ça n’est vrai. De la merde.

Fuck!

Il faut que tu sois adulte et que tu te démerdes dans la vie. Vas-y, travaille, avec le sourire à part de ça! Tant qu’à ça, le prochain coup, pensez-y avant de faire un enfant. Parce que moi, je n’ai jamais demandé à venir au monde (et venez pas me faire un petit sermon empreint de spiritualité et d’ésotérisme du genre : oui, on choisit tous notre destin avant de naître et on choisit même nos parents et blablabla). Mon destin? Vous en en voulez du destin? Je vais vous en donner, moi! Maintenant, regardez-moi, je suis un vrai monstre made in Hell!

Je suis là, couvert de sang, une tronçonneuse à la main, devant une foule qui me fixe comme si j’étais la pire abomination qu’ils ont vue de leur vie.

C’est peut-être vrai. Mais quand même…

Vous n’en voyez pas déjà assez aux nouvelles du soir, en mangeant votre petit rôti de lard (tué il y a quelques semaines dans un abattoir près de chez vous… ça, c’est si vous êtes chanceux parce que ça risque de venir de plus loin.)? Non, pour vous, je suis le démon incarné, c’est ça? Allez, continuez me de dévisager, je soutiens votre regard. C’est vous qui baissez les yeux, non?

Malaise. Et ce n’est pas en moi.

Parce que moi, je me sens bien. Mon cœur bat comme jamais. Je me sens vivant et pour être franc, je trancherais bien d’autres têtes. Tant qu’à en finir aujourd’hui, tant qu’à ne pas aller au paradis, autant m’amuser au maximum! Pourquoi vous ne voulez pas vous battre? Hein? Oh, vous attendez les policiers. Eux sauront ramener l’ordre, c’est ça?

Tiens, quand on parle du loup. Ils apparaissent aux premières lignes de la foule. Ils sont quatre, revolver au poing.

—    Lâche ton arme, maudit maniaque! me lance l’un d’eux (un moustachu avec des lunettes fumées).

Qu’est-ce que mes parents penseraient s’ils me voyaient là, en ce moment? Ils ne seraient pas fiers de moi, c’est sûr. L’ont-ils déjà été? Sûrement dans le temps du secondaire quand je participais aux spectacles de l’orchestre de l’école et que je jouais de la grosse caisse. Là, j’étais un héros pour eux. Où est-il rendu ce maudit héros? Pas ici en tout cas. Les héros, ça n’existe que dans les films. Les autres, ils le font pour la caméra, aux nouvelles. Et dire que j’y ai cru, à tout ça. J’ai cru que l’être humain était bon et tout.  Je m’en souviens très clairement : je faisais ce qu’il faut pour réussir dans la vie, dans la belle société. Bravo, mon gars! Mais maintenant que je me rebelle contre ce système qui n’a pas voulu de moi tel que je le suis (où elle était l’aide et la compassion de la société quand j’en ai eu besoin, hein?), qu’est-ce qu’ils me diraient?

—    Fuck you! que je réponds au policier.

Des murmures naissent et circulent dans la masse. « Les jeunes de nos jours! » « Ces maudits films d’horreur, ça ne devrait plus exister! » « C’est de la faute à Marilyn Manson » (Ben oui, il existait dans le temps d’Hitler et de Napoléon, c’est sûr!) C’est ça, continuez de chuchoter vos clichés puants, moi, je n’ai pas peur de vous parler à voix haute, de vous crier :

Allez tous chier! Je vais tous vous tuer, un à un!

————————————————————————————————

Rendez-vous le 24 août pour le dernier épisode, le 13e.

B : la conclusion, comment cela finira-t-il?

Publicités
 
3 Commentaires

Publié par le août 20, 2010 dans Uncategorized

 

3 réponses à “B(12) – Une journée d’avance

  1. Donald Plante

    août 20, 2010 at 3:29

    J’ai hâte de lire la conclusion. Il y a une petite inversion à faire ici : « continuez me de dévisager ».

     
  2. aveugle

    août 23, 2010 at 12:37

    Décidément, tu es mon correcteur officiel! 🙂
    Demain : la conclusion.

     
  3. Donald Plante

    août 24, 2010 at 3:13

    J’étais tout petit et je corrigeais les travaux de mes frères et sœurs. :p Mais je suis surtout un amoureux des mots et du français.

     

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :