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Critiques

27 Nov

Un sujet qui occupe certaines des discussions entre collègues dans les Salons du livre, c’est la critique.

On semble tous d’accord pour dire que la meilleure critique est celle qui est constructive.

Parce que celle qui est seulement positive, elle ne pourra pas aider l’auteur à s’améliorer dans son écriture.

Mais qu’en est-il de celles entièrement négatives? Sont-elles meilleures que celles entièrement positives parce qu’elles détruisent sans dénicher une seule qualité une oeuvre?

Personnellement, je n’aime pas beaucoup les extrêmes dans la vie, rien n’est tout blanc ou tout noir alors je ne trouve pas qu’une critique entièrement négative soit meilleure qu’une critique entièrement positive.

Et vous, qu’en pensez-vous?

(Note : quand j’écris des commentaires de lecture sur ce blogue, ce sont bien des commentaires de lectures et non une critique. Les critiques plus étoffées, je les publie dans la revue Solaris. Donc, oui, les commentaires de mes lectures sur ce blogues sont foncièrement positives, parce que ce sont des lectures que j’ai aimé, et que j’ai envie de vous conseiller et je ne peux passer mes journées à relever les failles de toutes mes lectures, ça deviendrait interminables…)

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15 Commentaires

Publié par le novembre 27, 2010 dans Uncategorized

 

15 réponses à “Critiques

  1. Keven

    novembre 27, 2010 at 7:06

    Je suis entièrement d’accord avec toi. Un vrai critique devrait être capable de dénicher les points positifs d’une oeuvre qu’il n’aime pas. (pas juste: le nombre de pages a de l’allure!)

    D’ailleurs, il y a une question qui se soulèvent souvent, c’est la part de la relativité dans la critique du genre: «Je n’ai pas aimé, mais je suis certain que ce livre a ce qu’il faut pour rejoindre son public cible, duquel je ne fais malheureusement pas partie…»

    Il faut savoir, comme tu dis, voir le gris. Tout n’est pas noir ou blanc, tout le monde sait ça. Et d’ailleurs ton billet me fait penser à l’entrevue que j’ai donné à Ados-Radio cette semaine. Je dis à l’animatrice que certaines personnes voient les critiques sur les blogues comme des critiques à part entière. Comme si on était dans le VOIR! Il faut prendre les critiques sur les blogues comme des commentaires, des émotions ressenties et un conseil d’achat ou de débarras! Tout simplement…

    On n’attaque personne, sauf l’oeuvre.

    C’était mon grain de sel xD

    Si tu veux entendre, Jonathan, l’entrevue que j’ai donnée, tu peux aller sur mon blogue ! C’est grâce à Guillaume Houle d’ailleurs que j’ai eu l’entrevue xD

     
  2. Frédéric Raymond

    novembre 27, 2010 at 7:19

    Je suis bien d’accord avec toi. En général, à moins d’avoir adoré un livre au point de vouloir que tous le lisent, je ne commente un livre que si j’ai quelque chose d’intéressant et d’utile à dire à son sujet. Il y a des livres que j’aimerais commenter, mais pour lesquels je n’arrive pas à trouver d’angle intéressant pour le faire ou de points pertinents à soulever. Je m’attends à la même chose quand je lis une critique. Je ne veux pas juste lire un résumé succinct et un « C’tait ben bon ».

     
  3. Philippe-Aubert Côté

    novembre 27, 2010 at 7:50

    Salut Jonathan,

    J’ai commencé à écrire quelques réflexions suite à ton intéressant billet, mais vu la longueur, j’ai préféré le garder pour mon blogue, hé hé 🙂 Comme ça j’ai un billet tout neuf et je n’ai pas à toucher à mon site pendant des jours :-p

    http://philippe-aubert.blogspot.com/2010/11/de-lart-de-la-critique.html

     
  4. Dominic Bellavance

    novembre 27, 2010 at 8:08

    Personnellement, qu’une critique négative soit constructive ou non, ça m’est égal. Ce qui est important à mes yeux, c’est qu’elle soit justifiée.

     
  5. Empereur GHOULE

    novembre 27, 2010 at 9:29

    Personnellement, j’ai été déjà tantôt durement, tantôt agréablement critiqué dans ma vie, avec des résultats positifs et négatifs.

    En ce qui me concerne, je vois les extrêmes comme une conséquence de l’existence. Sans extrémités, la vie n’a pas de sens, pas de limites. Sans noir et blanc, tout n’est qu’un désert de grisaille sans vie.

    Bref, Jonathan, je ne peux qu’être en désaccord avec toi sur ce sujet.

    Bien qu’il souhaitable de viser le centre, il arrive qu’on doive tourner à droite ou à gauche pour éviter des obstacles.

    Dans le cas des critiques, je préfère nettement donner un 1 sur 10 avec une oeuvre dont je suis profondément en désaccord. Inversement, je veux bien donner 10 sur 10 à une création que je défendrais bec et ongle, quitte à faire de ses défauts des qualités.

    La nuance est parfois nuisible : vendredi soir, j’ai participé à un débat trop nuancé sur une question mineure, et ça nous a pris 60-75 minutes pour prendre une décision. On parle ici d’un truc du domaine personnel et ludique, rien de très politique.

    Bref, je veux bien trouver des qualités à une oeuvre qui en a. Mais, je m’excuse, ce n’est pas le cas des Chevaliers d’émeraude. 0 sur 10.

    *Scandale!* 😉

     
  6. Camille Espresso

    novembre 27, 2010 at 10:36

    J’essaie d’être positif quand je trouve de la bonne volonté dans une oeuvre. Ça me dérangera pas de basher un film d’horreur comme Saw 6, qui est fait sans intention artistique pi juste pour faire du cash. Dans mes critiques, j’essaie vraiment de peser le pour pi le contre. Ça me permet de réfléchir en même temps sur l’opinion que je me fais de l’oeuvre en question.

    Sauf que : c’est vrai que le critique est pas tout le temps le public cible, pi qu’y faut qu’y relativise. Mais des fois, le film grand public pour ados peut être fucking mauvais. Pi ça, on peut le dire même si on est pas le public cible.

    Je pense qu’on peut être méchant acvec des oeuvres qui nous prennent pour des épais. À force de lire des niaiseries, le public devient de plus en plus incapable d’apprécier ce qui sort de l’ordinaire. il apprend à ne pas réfléchir pi le fait de moins en moins. Ce qui fait que devant une oeuvre déstabilisante ou plus difficile d’approche, il décroche.

    Conclusion : quand l’oeuvre est pas originale pantoute pi qu’elle fait juste imiter, je me donne le droit de l’envoyer chier.

     
  7. Gen

    novembre 28, 2010 at 5:47

    Je crois que positive ou négative une critique professionnelle se doit d’être argumentée et constructive. Il ne sert donc à rien de relever les éléments négatifs de l’oeuvre sans expliquer en quoi ils nous ont semblé mauvais. Dans un monde idéal, il faudrait aussi indiquer comment l’auteur aurait pu les corriger. Sauf que ça intéressera pas nécessairement grand monde à part l’auteur…

    Cela dit, ça se peut qu’on ne trouve rien de bon dans un bouquin. Quand j’écris un billet de blogue, j’essaie normalement toujours de soulever au moins un point positif d’un roman, souvent en ayant son public-cible en tête, mais ça m’est arrivé de ne rien trouver.

    J’vais donc être aussi d’accord avec l’Empereur : les extrêmes, ça fait partie de la vie. Mais je me méfierais d’un supposé critique professionnel qui serait toujours dans les extrêmes.

     
  8. Philippe-Aubert Côté

    novembre 28, 2010 at 1:07

    Il y a un point amusant qui m’interpelle dans les critiques de Ghoule, et comme GEN a parlé de l’aspect scientifique des critiques sur un autre site, je crois que je vais le mentionner : ce sont les fameuses cotes que nombre de critiques associent à des textes (les 0/10, 5/10, 10/10), et leurs équivalents en étoiles ou en soleils ou en petits bonhommes sourires.

    La majeure partie du temps, je crois que c’est employé n’importe comment et qu’on devrait s’abstenir. Donner des cotes a l’air séduisant, ça fait sérieux, scientifique, quantitatif, mais ce n’est d’aucune utilité quand on ne donne pas le barème qualitatif auquel ces cotes sont associés (3/10 est-ce « passable » ou « mauvais »? 7/10 est-ce « bon » ou « plus bon que la moyenne »). Sur le site de médiafilm, qui cote les films de 1 à 7, on explique le système et on peut voir (dans la majeure partie des cas) une forte cohérence/corrélation entre la cote donnée (aspect quantitatif) et la qualité du film (aspect qualitatif). Beaucoup de critiques ou de blogueurs donnent des cotes sans donner le barème mais surtout sans vérifier la cohérence des cotes d’un texte à l’autre. Quand je vois certains critiques donner un 4/10 à un texte bien écrit qui a subi une direction littéraire (Solaris ou Brins par ex.) et s’emballer et donner 10/10 à un texte brouillon publié dans un fanzine miteux (il y a des fanzines de qualité mais il y en a des miteux), moi ça me fait bidonner. À moins de prévoir des systèmes de notation différent en fonction des styles de texte ou de la qualité du support, mais là faut le préciser… Je crois que certains critiques montrent plus leur manque de rigueur en distribuant les cotes sans s’assurer de la cohérence de leur évaluation — je l’avoue, c’est dur parfois d’être cohérent, mais certains ne font aucun effort.

    De la rigueur, de la rigueur, de la rigueur 😀

     
  9. Keven

    novembre 28, 2010 at 6:45

    Pour répondre à Philippe-Aubert, je vais répéter ce que j’ai déjà dit. Sur les blogues, je préfère voir les billets comme des commentaires plutôt que comme des critiques littéraires. Personnellement, quand je fais un billet sur un livre, je passe pas deux heures à analyser l’oeuvre sous toutes ses formes et à tenter de coter sur dix de façon objective en vue de la qualité, de ceci ou de cela et blablabla…

    C’est un commentaire que je fais. Mes notes sur dix, ils ne sont jamais réfléchies très longtemps. Quand je finis le livre, je ressens un note vague et je me dis: «Ouin, ça fiterais ben ça». La note signifie mon appréciation, point. 1/10 étant «j’ai pas aimé» 10/10 étant «je vais le relire un moment donné tellement j’ai aimé».

    Quand j’écrirai des critiques pour le Voir, je changerai de méthode. Mais quand sur mon blogue il y a que 30 000 personnes par an qui viennent (et la moitié, sinon le 3/4 arrive par recherche d’images google)je sais que je fais ça par plaisir et non par travail acharné. D’ailleurs, je suis certain qu’il en va de même pour l’Ermite de Rigaud. Il fait des rapports de lecture par plaisir et cote par sentiment.

    Je l’avoue, sur les blogues, on est pas mal subjectif!

    Voilà, j’espère que j’ai fait ça dans le plus grand respect! Et au plaisir de te rencontrer au Boréal!

     
  10. aveugle

    novembre 28, 2010 at 7:49

    Très belle discussion qu’on a ici sur un sujet qui est majeur dans le petit monde de la littérature. 🙂
    Merci pour vos commentaires, tous très pertinents et colorés de vos opinions sur la critique. Ça m’aide à considérer la question selon plusieurs angles.
    Voici un billet de Benoit Bourdeau en réponse au mien : http://benoitbourdo.blogspot.com/

     
  11. Benoit Bourdeau

    novembre 28, 2010 at 10:32

    Merci pour le lien Jonathan, c’est gentil.

    J’ai été court dans mon commentaire. Je me remémorais surtout mes expériences de mon existence antérieur puisque je n’ai pas publié de livre. Je me souviens très bien de ces gens frustrés, qui déblatère n’importe quoi, qui entre dans ta vie privée sans raison et avec méchanceté, te critique dans l’espoir de te démolir.

    Ces individus, il faut les ignorer, car ils n’amènent que haine et mépris.

     
  12. Julie L.

    novembre 28, 2010 at 10:52

    Bien, je suis d’accord avec toi.Si les auteures auraient justes des critiques positives,ils n’avanceraient jamais, ils ne corrigeraient mais « les fautes,contenu » qui n’est pas bien. Il en faut dans la vie pour se replacer dans le bon chemin peut importe le sujet. Je n’arrive pas vraiment à dire qu’une critique négative peut être meilleure qu’une constructive et vice versa.

    Si la critique négative est en quelque sorte constructive, bien les deux sont égaux. Si c’est juste des commentaires du genre: pourris, trop long…. ça n’avancent à rien et on revient au même problème qu’avec les critiques positives!

    Moi, j’aime mieux recevoir des critiques constructives, ainsi ça m’aide dans le cheminement de l’écriture..ça me permet « d’évoluer, de mûrir »C’est toujours plaisant d’entendre quelqu’un discuter ou donner des commentaires constructives,ça démontre premièrement qu’il a lu comme il faut et qu’il démontre un intérêt pour ce que tu fais que quelqu’un qui te dit juste que c’est bon.

     
  13. Empereur GHOULE

    novembre 28, 2010 at 11:17

    @Philippe-Aubert,

    J’apprécié le travail de direction littéraire de Solaris… mais je ne serais aucunement gêné de donner 1 sur 10 à un texte qui m’a fait dormir malgré sa qualité littéraire.

    Inversement, j’ai lu (pas souvent, mais quand même) des textes publiés dans des fanzines qui m’ont happés de plein fouet.

    Bref, le contenant n’explique pas nécessairement le contenu.

     
  14. Philippe-Aubert Côté

    novembre 28, 2010 at 11:53

    @ Ghoule: Je parle de texte « bien écrit » vs texte « brouillon », chose que je crois assez facile à évaluer peu importe le support ou l’intérêt suscité, et déplore le fait que parfois les cotes données respectivement à ces textes sont franchement inappropriées. Ça n’implique pas les contenants, bien que les exemples qui me viennent rapido en tête sont malheureusement associés à des revues pros vs des fanzines. Les liens entre contenant et contenu, c’est un autre débat — qui mériterait sûrement un autre billet de Jonathan 🙂

    @ Keven: pas de trouble, tu n’es pas impoli 🙂 J’avoue que je ne connaissais pas ton blogue, mea culpa :-S Il a pas l’air inintéressant (bien lire la double négation). Tu as tout à fait le droit de coter pour toi au feeling. Je persiste quand même à croire que l’exercice est plus délicat dès le moment qu’on publie des cotes sur le web ou ailleurs — je dirais même en tout temps mais bon…

    Je m’explique juste pour le bénéfice général : si vous cotez les textes en fonction du degré d’endormissement suscité ou d’autres critères, je crois qu’il est nécessaire de préciser le critère que reflète vos cotes (engouement personnel ou autres trucs plus objectifs) et de rendre votre barême accessible dès le moment que vous rendez la chose publique. Pour le coteur les chiffres ont un sens, mais pour les *lecteurs* non. Je note que dans les exemples donné, on mentionne des extrêmes (tiens donc!) facile à comprendre : 0/10, 10/10, bon, pas besoin de la tête à Papineau pour comprendre que l’un est médiocre et l’autre excellent. Mais la plupart des cotes que je vois, c’est des 6,7,8… Voire des 8 vs des 8,5! Qu’est-ce que ça signifie tous ces chiffres? Quelle est la différence entre deux degrés? Le coteur le sait, moi pas.

    C’est une discussion que j’ai avec des amis du milieu depuis des années et qui m’a toujours intéressé depuis le jour où j’ai eu à corriger des questions à développement 🙂 (Heu… Pas d’anciens étudiants dans le coin, non?)

    Mais blague à part, c’est une discussion très intéressante!

     
  15. Alex Babeanu

    novembre 30, 2010 at 12:41

    C’est quand on plonge le critique dans un état extrême (de frustration ou de bonheur) qu’il/elle va pondre une critique extrême.

    Dans ce sens, ces critiques extrêmes me semblent donc interessantes, ET utiles, car elles mettent en lumière un aspect qu’on ignorait peut-être dans nos oeuvres, l’aspect à corrigier le plus (0/10), ou à conserver avec attention (10/10).

    J’avais écrit un court billet illustrant un très bien ceci l’année dernière (http://alexbabeanu.blogspot.com/2009/10/nerdogeek-en-phase-terminale.html)… avant cette critique (ce lecteur était visiblement énervé), je ne savais pas que j’écrivais du « nerdo-geek »… Bien que complètement négative, ce commentaire m’a été utile.

    Sinon, un mot au sujet des notations. Bien souvent, ces notes reflètent plus le niveau de *popularité*, d’un point de vue commercial, d’une oeuvre que sa valeur (je pense surtout aux sites comme IMDB ou autres, où chacun peut voter).

    Pour les notes qui n’impliquent qu’une seule personne (celui/celle qui la donne), bin là, c’est tellement subjectif… Encore une fois, ces notes là n’ont du sens à mes yeux que si elles sont extrêmes… Le milieu est un flou artistique subjectif. A prendre avec des pincettes donc, mais au moins, elles veulent dire que l’oeuvre n’a pas sucité d’état extrême dans le lecteur/critique. C’est déjà une info, ça…

     

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