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Archives Mensuelles: décembre 2010

Tout simplement

Je vous souhaite de passer un bon temps des fêtes.

http://www.youtube.com/watch?v=mxNcFpdlmgE

Je ne crois pas écrire d’autres billets sur ce blogue avant 2011, donc…

http://www.youtube.com/watch?v=JmvKlW5HTT8&feature=related

BONNE ANNÉE!

🙂

 

 

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Publié par le décembre 22, 2010 dans Uncategorized

 

Marius Mars : j’ai deviné

Grâce à un indice de Daniel Sernine (dans le précédent billet, voir le fil des commentaires). Maintenant, je comprends…

🙂

 
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Publié par le décembre 20, 2010 dans Uncategorized

 

Marius Mars : la vérité

PÉTITION!

En signant cette pétition (en laissant votre nom dans les commentaires de ce billet), vous désirez comme moi que la personne (homme ou femme) derrière le pseudonyme de Marius Mars se manifeste et nous révèle son identité! 🙂

Allez, sors de l’ombre, enlève ton masque, on veut savoir qui tu es!

Premier nom à la liste de la pétition : Jonathan Reynolds

 
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Publié par le décembre 17, 2010 dans Uncategorized

 

Nommez-moi une histoire

Il y a quelques années, je me trouvais sur un Mont dont je ne me souviens plus du nom. Alors que le paysage devant moi aurait émerveillé n’importe qui et aurait du m’enchanter… et bien non, j’étais un peu troublé.

Les autres me disaient : « Wow, c’est beau, hein? ». Moi, je me répétais silencieusement : « Quoi? Ce n’est que ça, le Québec? La Terre? Il n’y a rien d’autres que des monts, des plaines, des forêts, quelques rivières et ça et là, des maisons, des villages… parfois des villes plus grandes.»

Je ne saisissais pas trop pourquoi ça me troublait. Je me souviens en avoir parlé avec mon bon ami Guillaume Houle et sa réponse s’est gravée dans ma mémoire :

« C’est parce que tu n’arrivais pas à nommer ces régions, ces villages… Tu n’avais aucun souvenir à quoi associer ces lieux, aucun attachement, aucune histoire qui te reliait à eux. Pour toi, c’était des places sans visage, sans âme. »

Et il avait bien raison.

Non seulement je venais de comprendre ce que j’avais ressenti ce jour-là mais désormais, à toutes les fois où je m’apprête à écrire une histoire, où je veux créer un personnage, où je désire inventer un lieu de toute pièce, je me souviens de ce qu’il m’a répondu cette fois-là.

Parce que le lecteur qui lit une histoire, c’est un peu comme moi sur la montagne qui, si je n’arrive pas à m’identifier à ce que je vois, je m’en fous, au fond et je m’en vais, indifférent. Pareil pour le lecteur, il doit s’identifier au personnage et le suivre dans des lieux concrets, bien dépeints, pour vivre l’histoire que l’auteur lui propose. Et si ça fonctionne, il s’en souviendra et la partagera avec les siens peut-être aussi bien, sinon même mieux, que le souvenir d’une belle journée vécue.

Les histoires ont toujours été importantes pour l’être humain. Depuis le début de l’humanité. Et ces histoires, elles circulent, se renouvellent, meurent ou survivent selon l’intérêt qu’on leur porte, selon la passion qu’on leur transmets, selon le nom qu’on leur donne.

Insuffler la vie avec les mots.

Pour moi, ce qui a du sens, c’est quand les choses ont un nom, un visage, un vécu, des souvenirs, une histoire. C’est là où naissent les légendes.

Ça ne sert à rien, par exemple, d’insérer mille dragons ultra-dangereux dans votre roman de fantasy, suggérez-en un, un qui possède un nom, un nom que les villageois chuchotent, de peur de le réveiller, son nom devient légende, une terrible légende. Peut-être que ce fameux dragon n’apparaîtra jamais dans votre histoire mais le lecteur se rappellera que cette région avait vraiment la trouille de ce fléau qui, sans même être présent, impose un contexte de tension dans l’intrigue. Ou encore qu’il paraît que dans le village de l’autre côté des collines, il y aurait un forgeron du nom de Main-de-fer, un ancien mercenaire qui aurait combattu des centaines d’hommes à lui seul grâce à son redoutable poing en acier forgé. Peut-être qu’il n’apparaîtra pas, lui non plus, dans l’intrigue mais de mentionner un tel personnage apporte de la vie aux lieux, apporte des légendes, une histoire.

Lovecraft l’avait bien compris avec son Cthulhu.

Et, de nos jours, de façon purement terre à terre, les équipes de hockey l’ont bien compris : même moi, qui ne regarde pas le hockey, je sais qui est Kovalev, j’ai entendu mille fois le nom de Maurice Richard. Pourquoi les joueurs de hockey deviennent souvent des héros auxquels les Québécois s’accrochent tant? Parce que les médias véhiculent leurs exploits, leur nom, comme dans le roman fictif de fantasy mentionné plus haut les gens parlaient du redoutable dragon ou de Main-de-fer.

Parce que quand on a un nom, on existe. Un nom, c’est le début d’une histoire, d’une vie.

 

 
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Publié par le décembre 14, 2010 dans Uncategorized

 

Dans ta tasse, des mots

Tu te lèves, tu te prépares un café. Goût fade, matin gris.

Qu’est-ce qui manque dans ta tasse pour colorer ta journée?

Et c’est là que le souvenir, comme une effluve un peu timide se réveillant d’un passé oublié, se manifeste en toi. Celle du Café des Mots, oui, oui, le même que te parlait ton père quand il te bordait  et qui, au fil des soirs, au fil des détails qui nourrissait ton imaginaire.

« Mon fils, si tu passes par la Grand’Ville, il ne faut pas que tu restes sur la Main, explore les p’tites ruelles pis un moment donné, tu vas, comme ça m’est arrivé à moi il y a bien longtemps, tombé sur le Café des Mots. C’t’une toute p’tite place, tu vas voir. De dehors, ç’a même l’air assez laite. Mais une fois que tu passes la porte d’entrée, fais pas le saut, ça fait tout un boucan, on dirait une femme qui hurle tellement elle grince, ben, une fois que t’es en dedans, tu vas voir, c’est beau. C’est rien de ce que t’as été habitué à voir, rien de récent, rien de neuf. Tout sent le passé, mais pas la nostalgie, le bon temps où les gens prenaient le temps de se raconter des histoires. Parce qu’à ce Café-là, mon fils, y a juste des poètes, pis des conteurs qui savourent un bon café, non, non, pas un bon, le meilleur. Parce qu’y est faite de mots, des mots savoureux comme t’en as jamais entendu… Des mots justes, des mots épicés, des mots qui font rêver. J’y ai juste mis les pieds une fois dans c’te place-là mais j’te jure que c’est la plus belle place que j’ai vu de la vie pis le meilleur café que j’ai goûté. Si jamais plus tard, tu te sens perdu, rappelle-toi de c’que je raconte-là pis essaie de trouver ce Café-là. Y va te remettre sur le bon chemin, celui qui a du sens pour toi. »

En grandissant, tu avais oublié l’existence de cette place. Tu te sentais même de plus en plus perdu, comme il l’avait prévu. Mais c’est seulement ce matin que tu t’en rends compte, que tu mets le doigt sur la faille, sur l’arrière-goût.

Ce qui manque dans ta tasse, c’est le Café des Mots.

Ce qui va colorer ta vie, à présent, c’est la recherche de ces effluves poétiques. Parce que ton père t’avait bien dit de ne pas seulement rester sur la Main, une fois dans Grand’Ville et tu ne l’as pas écouté. Tu es resté là toute ta vie, à errer autour ce cette artère, comme moi.

Si jamais ça te dit de quitter un peu la Main et que tu le trouves, ce Café-là, tu pourrais m’y inviter? Moi aussi, j’aimerais y goûter.

 
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Publié par le décembre 13, 2010 dans Uncategorized

 

Ma prochaine publication

« La mort de Vanessa Paradis »

Revue Alibis (numéro à confirmer)

2011

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Il s’agira d’une version retravaillée, d’une réécriture (menée de main de maître par nul autre que Jean Pettigrew) de la nouvelle que vous avez pu lire sur ce blogue, il y a plusieurs mois.

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http://www.youtube.com/watch?v=WZWcbLr074A

 
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Publié par le décembre 9, 2010 dans Uncategorized

 

Ma réponse… un an plus tard.

Billet en réponse au billet d’hier sur ce blogue-ci.

« Mon cher Jonathan,

Tu avais visé juste sur certains points dans tes prévisions pour l’année 2010. Premièrement, j’ai effectivement pu quitter ma job de commis-libraire au Archambault de la succursale du Vieux-Québec au mois de mars, me permettant ainsi de participer au Salon du Livre de Trois-Rivières au complet, ainsi qu’à celui d’Edmunston et de Québec.

J’ai été chanceux, les étoiles étaient toutes alignées il faut croire, car les Éditions Z’ailées cherchaient justement quelqu’un pour les aider pour ces évènements. J’ai sauté sur l’occasion et elles m’ont demandé si je pouvais continuer à travailler pour elles dans les salons du livre de l’automne, ce que j’ai fait avec grand plaisir! Une vraie tournée des salons en bonne et due forme qui m’a fait découvrir la belle ville de Rimouski. Ainsi, je n’aurai pas eu besoin de me trouver un autre emploi qui m’aurait empêché de participer à ces salons. Le meilleur des deux mondes.

Aussi, au printemps, j’ai figuré parmi les auteurs invités du Congrès Boréal où j’ai participé à quelques tables rondes et où j’ai lu devant public deux de mes nouvelles.

Par contre, lorsque j’ai soumis les manuscrits X et Y à MV, je n’ai pas reçu de réponse aussi vite que je l’aurais pensé.

Ça a prit quelques mois, au Salon du Livre de Trois-Rivières où je l’ai rencontré en personne. Il m’a dit : « bonnes histoires mais retravaille-moi ce style là. Ça a besoin d’un bon coup de rabot ».

Quant à lui, le manuscrit Z n’a jamais été envoyé, je l’ai plutôt retravaillé en nouvelle que j’ai partagé sur mon blogue sous le titre « La prochaine Alice ».

Pour les manuscrits X et Y, j’ai retravaillé comme il me l’a demandé. Plus précisément : le manuscrit Y a perdu de sa longueur et ne cadrait plus avec les politiques éditoriales de MV donc je l’ai partagé sur mon blogue sous forme de feuilleton l’été passé, sous le titre « B ».

Et qu’en est-il du manuscrit X? Je le retravaille encore et plus je le retravaille, plus je pense qu’il pourrait davantage correspondre pour JP que MV. L’intrigue prend davantage une tournure lente et classique que dans la version que j’avais soumise à MV.

Finalement, la publication de « La nuit du tueur » s’est faite en même temps que « Pages de terreur » qui ont tous les deux très bien marché en salons du livre. Pour les librairies, je n’en ai aucune idée.

Au cours de l’année 2010, j’ai plus saisi ce que je voulais faire de mon blogue et depuis, je poste des billets plus personnels au lieu de m’en tenir à la surface des choses comme je pouvais le faire en 2009.

Bref, l’année de mes trente ans a été la meilleure depuis longtemps. Ce que j’ai semé commence à porter fruit. Je souhaite que cette belle lancée continue en 2011…

Bon, je te laisse. Prends soin de toi et à l’an prochain!

Jonathan Reynolds »

 
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Publié par le décembre 8, 2010 dans Uncategorized