Une bonne dose de rayons gamma

Hier soir, j’ai assisté, avec mes bons amis Philippe et Yansen au concert d’un de mes groupes préférés : Gamma Ray.

Il s’agit d’un groupe allemand de Métal qui existe depuis 1990, fondé par Kai Hansen (chanteur, guitariste, membre fondateur de l’incontournable groupe Helloween, au début des années 1980. Musicien qui a aidé les Blind Guardian et Edguy de ce monde sur leurs premiers albums, donc dans la scène depuis longtemps.)

Même si c’est la troisième fois que je les voyais en spectacle, pour moi, c’est toujours comme la première fois. Surtout que là, c’était au Petit Campus, une salle pouvant contenir quelques centaines de personnes… Vous le devinez, j’étais en avant, à deux mètres de ces musiciens qui, souriants, semblaient être contents de donner ce concert intime et grandement apprécié par les fans présents (dont moi, bien entendu!)

Bref, excellent show dont la fin va restée gravée dans ma mémoire. Après leur salut à la foule, Kai Hansen s’est avancé vers nous, vers moi, et a commencé à serrer des mains parmi les foules et là, il a serré la mienne en m’adressant un sourire, d’un passionné à un autre. Aucun échange de mot, c’aurait été inutile, juste cette poignée de main franche et ce regard qui m’a donné l’énergie pour continuer dans la voie que j’ai entamé dans ma vie, celle de la passion.

La sienne est la musique, la mienne est l’écriture et je suis fier d’avoir pu serrer la main d’un de mes idoles d’adolescence et d’un grand passionné qui, comme moi, fait les choses avec ses tripes et non avec la tête.

Même s’il ne lira jamais ceci : Merci M. Hansen pour cette bonne dose de rayons gamma! 🙂

« What we need right now, is a miracle on earth
Let out hearts cry out, so our voices can be heard
Let us walk away together
From the never ending rain,
‘Til the sun will shine for all of us again »

– Kai Hansen

 

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Lecture no.4

« Les Chevaux de la nuit et autres Récits cruels »

Auteur : Claude Seignolle

Éditeur : Gérard et cie

Collection : Marabout Fantastique

Année de publication : 1967

 

Résumé de quatrième de couverture : « Le regard que Claude Seignolle promène sur le monde – mais est-ce bien notre monde? – nous livre, nue jusqu’à l’os, la réalité quotidienne. Là où nous ne voyons qu’un fiacre, un vieux paysan et un oiseau, il révèle l’ouvrier de la mort mené par les chevaux sinistres de la nuit ; lou Siblaire avec ses appeaux maléfiques et le mystérieux Hupeur qu’il ne faut pas, qu’il ne faut jamais tuer… Et dès que le pas est franchi, dès que nous sommes de l’autre côté du miroir, entre le château de Tiburiac et l’auberge de Larzac, il nous devient presque impossible de rejeter la hantise de ce monde cruel et tendre de la grande nuit. »

Commentaires de lecture : J’adore les livres de la collection Marabout Fantastique! À chaque fois, c’est une découverte, une surprise, dans le bon sens du terme. C’est dommage qu’il n’y ait pas beaucoup de rééditions de ces petits bijoux de l’épouvante et du fantastique qui gagneraient à être découverts par de nouvelles générations de lecteurs. Mais bon, en même temps, c’est toujours plaisant de fouiller dans les bouquineries, à la recherche de quelques trésors oubliés par le temps.

C’est le cas de « Récits cruels » qui m’a plu dès la première histoire par son ambiance sombre, mystérieuse et cette impression de fatalité, de calme avant la tempête. Chacune des nouvelles présentées par ce recueil m’a fasciné, ma lecture portée par le style précis de Seignolle (duquel j’avais déjà lu l’excellent « La Malvenue ») et par des intrigues macabres à souhait. On pourrait penser que les thèmes abordés (les fantômes, la mort, les malédictions, doute entre la réalité/irréel) dans ces récits ne sont pas originaux mais il faut se rappeler que ce sont des classiques et donc, qu’à l’époque, c’était original. Agrémenté en fin de volume d’un dossier informatif, un court essai sur l’auteur et le livre, cette lecture se révèle être un incontournable pour tout amateur de fantastique classique, aux côtés de Maupassant et De Villiers. Et moi, j’adore, de temps en temps, replonger dans le passé de ce genre que j’adore pour aller voir ce qui se faisait avant Stephen King, Clive Barker et cie. Si vous n’avez essayé, je vous le recommande vivement : une petite visite dans des fondations sur lesquelles les auteurs contemporains ont bâti leur imaginaire, leur carrière.

Vraiment, ces « Récits cruels » plairont à tous amateurs de fantastique et d’épouvante classique. Vous aimez les histoires de Claude Bolduc? Essayez Seignolle et ses contemporains, essayez la collection Marabout Fantastique.

 

Je l’avoue : j’aime ça

La plupart des gens semblent détester l’hiver.

Ce n’est pas dur à deviner : en écoutant les conversations, en lisant sur Facebook ou sur les différents blogues, à la télévision, c’est une saison qui, selon plusieurs, est trop longue, trop chiante, trop ci, trop ça…

Et bien, moi, je l’avoue : j’aime l’hiver. Oui, il fait froid, il fait même ben frette des fois. Et alors?

J’adore l’ambiance créé par cette saison : le froid, la glace, la neige, les rues souvent désertes, silencieuses. Vraiment, je trouve que l’hiver transforme des lieux en paysages sortis d’un autre monde, d’un autre univers. Des coins de rue que je considère souvent comme banals deviennent intéressants, inspirants même.

Ode à l’hiver :

Quand j’étais petit, mon père m’emmenait glisser et en revenant, on buvait un bon chocolat chaud. Au secondaire, j’allais glisser avec mes amis dans des côtes de la mort. Et maintenant adulte, je me sers de ces souvenirs, des ambiances créées par cette saison pour créer, pour écrire.

Oui, l’hiver m’inspire.

Et vous?

Lecture no.3

« Les Contes de la chatte rouge »

Auteur : Élisabeth Vonarburg

Éditeur : Trampoline

Année de publication : 2010

 

Résumé de quatrième de couverture : « Lila, petite fille du Pays-d’En-Bas, habite un beau château. Sa mère a été enlevée par la Chatte Rouge, qui a emporté aussi toutes les histoires. Lila part à la recherche de cette mystérieuse mère. Des créatures fabuleuses l’aideront dans cette quête pleine d’embûches et de surprises.

Ce roman d’Élisabeth Vonarburg, empreint de merveilleux et de magie, évoque Alice au pays des merveilles. Un régal pour l’imagination.

La première édition de ce livre a été finaliste au Prix Boréal (Québec) en 1995, et au prix St-Exupéry Valeurs Jeunesses (France) la même année.

Pour le bénéfice d’une nouvelle génération de jeunes lecteurs, nous vous offrons cette édition illustrée d’un classique de la fantasy jeunesse québécoise. »

 

Commentaires de lecture : Je vais être franc avec vous, c’est le premier livre de fiction que je lis d’Élisabeth Vonarburg, cette grande dame de la science-fiction québécoise. Par le passé, j’ai lu quelques nouvelles dans divers collectifs et revues et j’ai lu à deux reprises son excellent ouvrage « Comment écrire des histoires ».

Ayant participé à son atelier d’écriture, je savais, avant même de commencer à lire « Les Contes de la chatte rouge » que j’allais avoir droit à de la qualité, à un style travaillé et à une bonne histoire.

Je ne me suis pas trompé, j’ai adoré ce roman de fantasy jeunesse magnifiquement illustré par Marie-Claude Roch (chaque illustration vaut le détour, chacune est une véritable oeuvre en soi). L’histoire est bien ficelée, et réserve quelques surprises bien pensées au lecteur, enfant ou adulte, qui y vivra une belle aventure dans un imaginaire fertile, celui d’une grande auteure.

La personnage principale, la jeune Lila (pas de S) est attachante, curieuse et n’a pas froid aux yeux, même devant les plus terribles créatures qui se présentent sur son chemin.

Au-delà du conte, au-delà de cette quête initiatique, il y a un hommage aux histoires, à toutes les histoires qui colorent notre vie, depuis l’enfance jusqu’à l’heure de notre mort.  Sans elles, l’humanité serait bien terne.

Merci à Élisabeth Vonarburg pour ce magnifique roman que je recommande sans hésitation à tout le monde, peu importe l’âge, peu importe la provenance… Vous croirez, vous aussi, à ces contes de la chatte rouge!

 

Quelle scène sadique!

Il y a quelques jours, j’ai affiché ici la photo bien sanglante de Anne-Marie Bouthillier, la gagnante du concours du Tueur.

Et bien, pour le plaisir de vos yeux (mais coeurs sensibles s’abtenir!), voici l’intégrale de la série de photographies sur ce « meurtre » sadique!

Le Tueur court toujours…

Photographies : Alice B. / Modèle : Anne-Marie Bouthillier

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Voici la trame sonore

Projet « Les légendes de Bromptonville »

Trame sonore de mon film d’horreur (format cassette audio bien entendu… et en disque vinyle pour les collectionneurs) :

 

Côté A

–         « Night Crawler » de Judas Priest

http://www.youtube.com/watch?v=aQyNEhzJhpA&feature=fvst

–         « Roses on White Lace » d’Alice Cooper

http://www.youtube.com/watch?v=Fn_WlPZMT_4

–         « Night People » de Dio

http://www.youtube.com/watch?v=AbX098E9A5k

–         « Phantasmagoria » d’Annihilator

http://www.youtube.com/watch?v=-Ec9Tq8F0x4

–         « Raising Fear » d’Armored Saint

http://www.youtube.com/watch?v=i5pqga5T-BE

 

 

Côté B

–         « Silent Scream » de Slayer

http://www.youtube.com/watch?v=EgDqVcIbyXo&feature=fvst

–         « Crazy Train » d’Ozzy Osbourne

http://www.youtube.com/watch?v=3MLp7YNTznE&feature=related

–         «Anti-Social » d’Anthrax

http://www.youtube.com/watch?v=SOd6quxaphA

–         « Killers » d’Iron Maiden

http://www.youtube.com/watch?v=rwY3Ftfdy6M&feature=related

–         « Wake Up Dead » de Megadeth

http://www.youtube.com/watch?v=KU4xw7yj2D8

Bonjour les droits d’auteurs!!! (mais comme je l’ai mentionné dans le billet précédent, je serais riche donc aucune barrière financière)

Trame instrumentale du film serait composée et interprétée par John Carpenter, qui crée les meilleures ambiances d’épouvante!

Et vous la trame sonore de votre film, à quoi elle ressemblerait?

 

Mon film d’horreur

Si j’étais réalisateur, scénariste (et admettons que je serais riche, ça aide toujours!) à quoi ressemblerait mon film d’horreur?

Et bien, comme vous le savez déjà, j’ai un gros faible pour les années 80, là où les films étaient amusants, où les personnages semblaient s’amuser (contrairement à la plupart des films de nos jours où ce sont des jeunes blasés avec, en poche, tous les gadgets technologiques possibles…), où c’était des films pop-corn, à regarder dans le cadre d’un festival, où les spectateurs sursautent, rient, frissonnent. Bref : où le but du film n’était pas de déranger à tout prix, dégoûter à l’excès, voire de démoraliser le spectateur (on le sait que l’être humain est comme si, et comme ça, peut-on passer à autres choses, maintenant?)… mais de passer un bon moment, entre amis, en regardant un film qui ne se prends pas au sérieux.

Et bien, mon film, il aurait cet esprit-là, un retour vers ces années-là, loin des scènes ultra-violentes qui se prennent au sérieux qu’il est courant de voir sur les écrans de cinéma de nos jours.

Des exemples?

Parmi les films récents, il m’en vient un en tête, un film parfait selon mes goûts et qui rends hommage à tous ces films pop-corn  :

Pour les années 80, il y en a plein qui me viennent en tête mais en voici quelques-uns qui se rapprochent de ce à quoi j’aimerais que mon film ressemble :

« Demons » (de Lamberto Bava, 1985)

Bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=_cNjTdFHL8E

« ReAnimator » (de Stuart Gordon, 1985)

Bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=OWmEReju2w0

« Creepshow » (Georges A. Romero, 1982)

Bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=1bO3gyT3Imc

 

Ce troisième exemple est un film à sketchs (plusieurs petites histoires) et j’adore ce genre qui devrait être davantage exploité de nos jours. Deux excellents exemples de productions récentes (et qui sont des films à sketchs) qui auraient pu voir le jour dans les années 80 :

1) Trick R Treat (Michael Dougherty, 2007)

2) Peur(s) du noir (collectif, 2007)

 

Donc, si je résume, je ferai un film pop-corn, qui ne réinvente probablement rien mais qui est un régal pour les fans du genre. Peut-être que ce serait un film à sketchs. Mais ce qui est sûr, c’est que ça se déroulerait dans les années 80, dans un petit village. Tiens, tiens… Pourquoi pas : « Les légendes de Bromptonville »? Ça sonne bien.  Si ce serait un film à sketch, il y aurait les trois histoires suivantes : « La légende de McNeil », « La nuit du tueur » et « Le Grand Brûlé », elles se déroulent toutes là-bas. Ça commence à prendre forme, mon truc… 🙂

Prochain billet : la trame sonore de mon film d’horreur.

Et vous, à quoi il ressemblerait, le vôtre?

Lecture no.2

« Entre les bras des amants réunis suivi de contes de la nuit tombée »

Auteur : Claude Bolduc

Éditeur : Vents d’Ouest

Année de parution : 2010

Résumé de quatrième de couverture :

« Une maison, c’est la sécurité. C’est aussi un signe de réussite, c’est même l’ultime refuge de qui cherche à s’isoler. Lorsque Jacques voit se présenter la chance de quitter son logement miteux et d’emménager dans une petite maison, SA maison, grande est sa confiance de laisser derrière lui la grisaille d’une vie ancienne.

Certes, la maison n’a rien d’un palace mais, déjà, il s’y sent bien. Bientôt s’estompent les mauvais souvenirs, remplacés par un bien-être qu’il ne se souvient pas d’avoir connu. Ici, tout est parfait. Curieux, tout de même, que les copains du vendredi semblent toujours s’inquiéter de l’état de Jacques. Il est bien ici, avec son secret à lui, découvert au fond de la cave… Puisse la maison veiller sur lui longtemps encore, comme elle l’a si bien fait pour d’autres avant lui.

Car de tout temps, la maison fut.

Important artisan de la littérature d’épouvante québécoise, Claude Bolduc nous convie, dans ce court roman, à une descente dans la hantise et la schizophrénie, tout en proposant, afin de conclure en beauté, une sélection de brèves histoires crépusculaires. Au cours des dernières années, il a remporté le Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois, un Prix Boréal, le Prix d’excellence de la Fondation pour les arts, les lettres et la culture en Outaouais ainsi que le Prix littéraire Le Droit. »

 

Commentaires de lecture : Pour ma deuxième lecture de l’année, j’ai décidé d’y aller avec une valeur sûre, du moins pour moi, car Claude Bolduc est, à mon sens, l’un des meilleurs auteurs d’épouvante / fantastique (toute nationalité confondue) tant par son style d’écriture riche et maîtrisé, ses thématiques taboues et délicieusement malsaines ainsi que ses intrigues où les personnages sombrent peu à peu dans la démence, voire l’horreur.

De Bolduc, j’ai déjà lu les excellents recueils «Les Yeux Troubles » et «Histoire d’un soir » (à lire d’urgence!), son roman « Là-haut sur la colline » (Dans mon Top 10 des romans d’épouvante) ainsi que plusieurs nouvelles dans des revues, fanzines et autres.

Donc, quand j’ai commencé la lecture de ce troisième recueil pour adulte, je savais que j’allais passer un fichu bon moment et, je l’espérais, que j’allais frisonner de peur. Non seulement, j’ai passé un maudit bon temps, non seulement, j’ai frissonné à souhait mais en plus, je dois dire qu’il s’agit là de son meilleur recueil de nouvelles (et les deux précédents étaient durs à battre, croyez-moi!).

La pièce de résistance du livre, la novella « Entre les bras des amants réunis » comblera autant les amateurs de littérature fantastique (Maupassant, Poe et cie), les fans de films d’horreur (et préparez-vous à quelque chose de très macabre…) qu’un lecteur qui ne connaît pas le genre et qui voudrait s’y initier. On y entre sain d’esprit (ou presque) et on en ressort marqué, troublé.

Ensuite, on retrouve plusieurs courts nouvelles aux ambiances les plus ténébreuses les unes que les autres, à lire en pleine nuit, à la lampe de poche. Il y a des images fortes, un sentiment de claustrophobie, de perte de contrôle sur la réalité qui nous entoure…

Comme dessert, un succulent hommage à Jean Ray, auteur incontournable de la littérature fantastique.

Vous écrivez de l’horreur, de l’épouvante, du fantastique et vous n’avez pas encore lu Claude Bolduc? Qu’attendez-vous? Allez apprendre avec un vrai maître du genre. Et je ne m’adresse pas seulement aux débutants… 🙂

http://claudebolduc.tripod.com/

Top 5

On me demande souvent quels sont mes films d’horreur préférés.

Dans mon cas, c’est une question très facile à répondre et dont la réponse sera encore la même dans cinq ans, puisque, côté goûts personnels, je suis quelqu’un de très conservateur : il est donc difficile pour une nouveauté de venir déclasser un chef-d’oeuvre que j’adore depuis toujours.

 

Voici donc mon Top 5 :

 

1) A Nightmare on Elm Street (Les Griffes de la nuit)


Réalisateur : Wes Craven

Année de sortie : 1984

Pour visionner la bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=Adgp0v_mfTk

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2) Evil Dead (L’Opéra de la Terreur)


Réalisateur : Sam Raimi

Année de sortie : 1981

Pour visionner la bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=wXpjFAisVvY

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3) The Texas Chainsaw Massacre (Massacre à la tronçonneuse)


Réalisateur : Tobe Hooper

Année de sortie : 1974

Pour visionner la bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=285ImXTYdsg

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4) Black Christmas (Noël Tragique)


Réalisateur : Bob Clark

Année de sortie : 1974

Pour visionner la bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=ysBKrRtBuag

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5) Dawn of the Dead (L’aube des morts)


Réalisateur : Georges A. Romero

Année de sortie : 1978

Pour visionner la bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=PpuNE1cX03c

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Et vous, quel est votre top 5 des films d’horreur?