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Lecture no.2

15 Jan

« Entre les bras des amants réunis suivi de contes de la nuit tombée »

Auteur : Claude Bolduc

Éditeur : Vents d’Ouest

Année de parution : 2010

Résumé de quatrième de couverture :

« Une maison, c’est la sécurité. C’est aussi un signe de réussite, c’est même l’ultime refuge de qui cherche à s’isoler. Lorsque Jacques voit se présenter la chance de quitter son logement miteux et d’emménager dans une petite maison, SA maison, grande est sa confiance de laisser derrière lui la grisaille d’une vie ancienne.

Certes, la maison n’a rien d’un palace mais, déjà, il s’y sent bien. Bientôt s’estompent les mauvais souvenirs, remplacés par un bien-être qu’il ne se souvient pas d’avoir connu. Ici, tout est parfait. Curieux, tout de même, que les copains du vendredi semblent toujours s’inquiéter de l’état de Jacques. Il est bien ici, avec son secret à lui, découvert au fond de la cave… Puisse la maison veiller sur lui longtemps encore, comme elle l’a si bien fait pour d’autres avant lui.

Car de tout temps, la maison fut.

Important artisan de la littérature d’épouvante québécoise, Claude Bolduc nous convie, dans ce court roman, à une descente dans la hantise et la schizophrénie, tout en proposant, afin de conclure en beauté, une sélection de brèves histoires crépusculaires. Au cours des dernières années, il a remporté le Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois, un Prix Boréal, le Prix d’excellence de la Fondation pour les arts, les lettres et la culture en Outaouais ainsi que le Prix littéraire Le Droit. »

 

Commentaires de lecture : Pour ma deuxième lecture de l’année, j’ai décidé d’y aller avec une valeur sûre, du moins pour moi, car Claude Bolduc est, à mon sens, l’un des meilleurs auteurs d’épouvante / fantastique (toute nationalité confondue) tant par son style d’écriture riche et maîtrisé, ses thématiques taboues et délicieusement malsaines ainsi que ses intrigues où les personnages sombrent peu à peu dans la démence, voire l’horreur.

De Bolduc, j’ai déjà lu les excellents recueils «Les Yeux Troubles » et «Histoire d’un soir » (à lire d’urgence!), son roman « Là-haut sur la colline » (Dans mon Top 10 des romans d’épouvante) ainsi que plusieurs nouvelles dans des revues, fanzines et autres.

Donc, quand j’ai commencé la lecture de ce troisième recueil pour adulte, je savais que j’allais passer un fichu bon moment et, je l’espérais, que j’allais frisonner de peur. Non seulement, j’ai passé un maudit bon temps, non seulement, j’ai frissonné à souhait mais en plus, je dois dire qu’il s’agit là de son meilleur recueil de nouvelles (et les deux précédents étaient durs à battre, croyez-moi!).

La pièce de résistance du livre, la novella « Entre les bras des amants réunis » comblera autant les amateurs de littérature fantastique (Maupassant, Poe et cie), les fans de films d’horreur (et préparez-vous à quelque chose de très macabre…) qu’un lecteur qui ne connaît pas le genre et qui voudrait s’y initier. On y entre sain d’esprit (ou presque) et on en ressort marqué, troublé.

Ensuite, on retrouve plusieurs courts nouvelles aux ambiances les plus ténébreuses les unes que les autres, à lire en pleine nuit, à la lampe de poche. Il y a des images fortes, un sentiment de claustrophobie, de perte de contrôle sur la réalité qui nous entoure…

Comme dessert, un succulent hommage à Jean Ray, auteur incontournable de la littérature fantastique.

Vous écrivez de l’horreur, de l’épouvante, du fantastique et vous n’avez pas encore lu Claude Bolduc? Qu’attendez-vous? Allez apprendre avec un vrai maître du genre. Et je ne m’adresse pas seulement aux débutants… 🙂

http://claudebolduc.tripod.com/

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3 Commentaires

Publié par le janvier 15, 2011 dans Uncategorized

 

3 réponses à “Lecture no.2

  1. claude b.

    janvier 15, 2011 at 5:50

    Il fallait bien un Aveugle pour trouver tant de qualités à ce recueil!

    Merci de nous livrer tes impressions comme ça. Comme auteur, ça me conforte et me réconforte.

    Je me demandais, aussi, ce que l’amateur d’horreur pure penserait de mon travail. Après tout, il ne s’agit pas d’histoires vraiment sanglantes (mais glaireuses, peut-être!).

     
  2. Michel Gingras

    janvier 16, 2011 at 4:57

    Je me suis procuré Les yeux troubles avant de lire ta critique. Je vais doncl’achater au courrant de l’année et peut-être vais-je attendre au salon du livre de Québec et me le faire signer en même temps 😉

     
  3. aveugle

    janvier 16, 2011 at 3:31

    @Claude : haha! Merci à toi pour les excellentes histoires que tu nous offres! 🙂
    @Michel : Une bien bonne idée! Bonne lecture!

     

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