Plus que 6 jours…

J’ai hâte, j’ai vraiment hâte!

Il ne reste plus que six jours avant le 9 février, avant la soirée du 10e anniversaire des Six Brumes.

Ça va être toute une célébration, sur un projet qui me tient à coeur, qui nous tient à coeur. Ce projet, c’est celui de l’Imaginaire québécois et francophone.

http://www.sixbrumes.com/catalogue/

On s’y revoit!

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Un chat de perdu, dix souvenirs de retour!

Récemment, j’ai relu une bande dessinée qui avait changé ma vie quand j’étais jeune, lorsque j’allais à l’école primaire et que je visitais à chaque semaine la petite bibliothèque municipale de Bromptonville.

Et je n’exagère pas en écrivant qu’elle avait changé ma vie, et surtout mon écriture, les ambiances que j’essaie de faire naître dans mes histoires.

Il s’agit de « La nuit du chat » qui représente le troisième tome dans la série Broussaille, créée par Frank et Bom, publié en 1989.

L’intrigue peut, aux premiers abords, paraître très simple et peu originale : le chat d’un jeune homme, Broussaille, disparaît de son appartement, juste avant la tombée de la nuit. Comment a-t-il fait pour s’enfuir et comment Broussaille parviendra-t-il à le retrouver?

Au-delà de cette recherche d’un chat, il y a surtout une recherche de soi-même, un passage au monde adulte, au travers de cette nuit où Broussaille fera la rencontre de la faune qui peuple une ville, une fois le soleil couché. À plusieurs reprises, des bribes de ses souvenirs nous sont présentés, bien vivants et emplis d’une certaine nostalgie (que j’ai également retrouvé dans des films comme l’excellent et unique Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004), par exemple)

Ce voyage au travers de qui nous sommes, comme personne, comme individu. Ça m’avait fasciné, j’avais dix ans, c’était la première fois que je voyais une telle intrigue dans une bande dessinée et c’est là que j’avais compris que tout le monde avait un passé, un petit jardin secret, que les autres ne sont pas seulement que des figurants dans notre vie.

Aussi, une autre chose qui allait changer ma vie (et surtout qui allait inspirer mon écriture plus tard), c’est ce sentiment de la réalité qui bascule, ce petit glissement propre au fantastique qui nous fait douter de ce réel que nous prenons pour acquis. Juste une petite pointe, juste ce qu’il faut pour pondre en moi bien des idées, bien des ambiances que j’allais rechercher dans d’autres lectures et quelques années plus tard, dans l’écriture.

Avec le recul, je me dis que j’aurais pu remercier les créateurs, Frank et Bom, de cette véritable pierre angulaire dans ma vie, oui, de les remercier dans mon premier roman Ombres (2002) qui, je l’avoue, doit beaucoup à « La nuit du chat ».

Mais lorsque je l’écrivais, je ne me rappelais même plus de cette bande dessinée… elle est revenue sur mon chemin vers 2006, alors que je travaillais en librairie et que je recherchais des oeuvres (livres, films, autres) qui avaient marqué mon passé dont je ne me souvenais plus du titre.

Quand je suis tombé sur ce joyaux, j’ai été frappé de cette impression unique, quand on redécouvre une partie importante de soi-même qu’on avait oublié depuis longtemps…

Une pièce du casse-tête qui se rajoute à moi-même.