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Archives Mensuelles: mars 2011

Lecture no.12 : 13 histoires diaboliques

Titre : « 13 histoires diaboliques »

Auteurs : Stephen King, Paul Hazel, Dennis Etchison, Clive Barker, Thomas Tessier, M. J. Harrison, David Morell, Peter Straub, Charles L. Grant, Thomas Ligotti, Ramsey Campbell, Whitley Strieber, Jack Cady

Éditeur : Pocket

Collection : Terreur

Année de parution : 1992

 

Résumé de quatrième de couverture : « Aujourd’hui, vampires et monstres ne sont plus seulement parmi nous. Ils sont en nous. Atrocement, irrémédiablement humains.

Un reporter de faits divers sanglants, plus sanguinaire des vampires… Un peintre génial et fou dont la création recèle des secrets mortels… Des cauchemars d’enfants exorcisés à l’occasion d’un deuil… Une piscine qui s’ouvre sur un autre monde… Une nuit de violence et de peur dans un cimetière indien profané. »

 

Commentaire de lecture : Avant de commencer cette lecture, j’étais mitigé : j’avais bien hâte, j’adore les recueils de nouvelles d’épouvante mais, en même temps, j’avais peur que ce ne soit qu’un ramassis de clichés sans grande originalité.

J’ai été surpris pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’ai l’impression que dans ces pages ont été réunis les meilleures histoires (ou presque) de chacun de ces maîtres de l’horreur. Le titre original (Prime Evil, paru en 1988) nous informe, en quelque sorte, de ce à quoi le lecteur sera confronté : des manifestations d’un mal originel, troublant, sans limite… et ce mal, il est dans chacun de nous. Dans ce recueil, les pires monstres ne sont pas issus d’un imaginaire ténébreux… ce sont les êtres humains. Bon, aujourd’hui, ça peut sembler dépassé mais il n’est pas paru de nos jours non plus, ce livre.

Chacune des nouvelles présentent des personnages intéressants, aussi attachants que dangereux, mais aussi, et surtout, un style bien maîtrisé (et pour une fois, dans ce genre de livre, la traduction française ne m’a pas paru défaillante). Plusieurs histoires mettent en scène des écrivains (ou artistes) qui se questionnent sur leur métier, sur l’écriture, sur le milieu… Je ne m’attendais pas à ça : en plus des frissons promis, j’ai eu droit à des réflexions pertinentes sur mon propre cheminement d’auteur.

Des cauchemars qui donnent la frousse. Une frousse qui ne vous lâchera pas de sitôt.

Une belle surprise, dans mon cas.

 

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Publié par le mars 31, 2011 dans Uncategorized

 

Rivières de l’imaginaire

La semaine passée, j’étais présent au Salon du Livre de Trois-Rivières. Cela fait quelques années que j’y vais et à chaque fois, je suis agréablement surpris, je l’aime un peu plus à chaque visite!

Ma plus belle surprise, c’est Yanik Comeau qui me l’a fait en ouvrant le tome 4 de sa série Les Enfants Dracula : « À mon ami Jonathan Reynolds, un complice bien vivant, qui m’a emmené si gentiment vers les non-morts. » Wow! Un livre dédié à mon nom! 🙂 🙂 🙂

Et ça faisait un bout de temps qu’il n’y avait pas eu autant de monde derrière le kiosque des Six Brumes (Guillaume Houle, Mathieu Fortin, Carl Rocheleau, Dominic Bellavance)… et donc, devant : ça a été le meilleur salon depuis longtemps!

J’ai rencontré plein de lecteurs, revu des amis, collègues et mis un visage en chair et en os sur certains blogueurs qui n’étaient pour moi que virtuels, dont Sylvie Gaydos et Isabelle Simard.

Deux moments forts du salon :

1) mini-congrès Boréal au kiosque des Z’ailées : et oui, une bonne dizaine de gens du milieu de la SFFQ se sont rencontré autour de la table de signature de Pierre H. Charron (L’incident) pour jaser littérature de l’imaginaire.

2) lancement des livres d’Ariane Gélinas (L’enfant sans visage) et de Michel Châteauneuf (Bad trip au 6e ciel) où il y avait beaucoup, beaucoup de gens, dont la gang de Brins d’Éternité… soirée qui s’est continué jusque chez Michel Châteauneuf pour un après-lancement haut en couleur. De belles discussions, je vous le dis!

Un IMMENSE merci à mon ami d’enfance Sébastien pour m’avoir si gentiment hébergé, nourri, fait visiter le coin, etc, etc, etc.

Un GROS merci à Frédérick Durand et Ariane Gélinas pour avoir partagé avec Guillaume Houle et moi un coin de votre antre cauchemardesque (chats infernaux inclus!).

 
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Publié par le mars 30, 2011 dans Uncategorized

 

Question et Salon

– QUESTION –

Quand je rencontre des lecteurs dans les salons du livre, il y a souvent une question qui revient, à laquelle je vais répondre ici :

As-tu beaucoup de livres chez toi?

Pour être franc, pas tant que ça. J’ai une bibliothèque qui contient ceux que j’ai lu et que je veux garder et une autre bibliothèque avec ceux qui me restent à lire. En tout, ça ne doit pas dépasser 200… Je connais beaucoup de gens dont les collections se rendent dans les milliers de livres. Mais je n’aime pas accumuler pour rien, mon but n’est pas de fonder un musée. Je ne garde que ce qui me parle le plus. Les autres, je les donne pour les faire voyager. Et, depuis quelques années, je n’achète que des livres d’auteurs québécois que je rencontre en salons. Les autres, je les emprunte à un ami ou à la bibliothèque publique.

– SALON –

En parlant de salon du livre, il y en a justement un cette semaine où je serai présent : le Salon du livre de Trois-Rivières. Ça fait plusieurs années que j’y rends avec grand plaisir. Une ville où la culture est vivante… contagieuse! À chaque fois, j’en reviens sourire aux lèvres, inspiré.

Je serai en tout temps au kiosque (28) des Éditions Z’ailées pour promouvoir mes romans (Cris de sang, Déguisements à vendre, Pages de terreur) de la collection Zone Frousse, ma novella (La nuit du tueur) dans la collection Série Obzcure ainsi que mon recueil de nouvelles Épitaphes.

Mes autres livres (Ombres, Nocturne et Silencieuses), publiés aux éditions Les Six Brumes seront présents au kiosque 25 tout au long du salon.

Au plaisir de s’y rencontrer!

Pour plus d’informations sur cet évènement, c’est par ici.

 
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Publié par le mars 20, 2011 dans Uncategorized

 

Lecture no.11 : Pandémonium Cité

Titre : « Pandémonium Cité »

Auteur : David Bergeron

Éditeur : Coups de tête

Année de publication : 2011

 

Résumé de quatrième de couverture : « Philippe revient d’un voyage en Europe où il est parti oublier une rupture douloureuse et aussi échapper à la mort de son père. Il constate que son quartier a bien changé : des gothiques armés arpentent les ruelles, d’étranges hommes occupent l’église catholique abandonnée et ce avec, semble-t-il, l’aval de la police. Avec son ami Vlad, un rescapé de la guerre des Balkans, Philippe se retrouve au cœur d’une conspiration sataniste. Des chèvres seront sacrifiées, des hommes tenteront de faire d’anciens dieux disparus, et tant Philippe que Vlad risqueront leur vie pour empêcher les conspirateurs de mener à bien leur projet. Ils ne savent pas encore que c’est l’enfer qui les attend. David Bergeron signe ici un premier roman écrit de main de maître, dans lequel il nous tient, haletant, les fesses sur le bout de notre chaise. »

Commentaire de lecture : Dès que j’ai vu la couverture de ce roman, j’ai été intrigué. Rouge vif. Un pentagramme inversé au centre duquel apparaît un oeil et derrière, un visage à l’air malsain. Et puis, le titre, « Pandémonium Cité » m’a rapidement séduit. Aussi, je n’avais jamais lu de David Bergeron (avant ce roman, il a publié trois livres chez Écrits des Forges) et je suis toujours curieux de découvrir un auteur que je ne connais pas.

Et dans ce cas-ci, ça a été une belle surprise.

La plume de Bergeron, un style sans fioriture inutile, va directement au but : celui de nous faire passer un sacré bon moment. On entre dans l’intrigue en suivant Philippe, un personnage principal attachant, vrai, aux blessures récentes.

« Il rentre chez lui, roule son premier joint de la journée et essaie de ne pas penser à ce que Jeanne aurait voulu lui dire sur le répondeur, à tout ce que Jeanne a gardé pour elle au fil des années parce qu’il n’était pas disponible, parce qu’il n’y avait pas de place pour elle dans son labyrinthe. »

Et rapidement, on le suit au fil de ses investigations, aidé de son ami Vlad, pour comprendre les évènements insolites qui dénaturent son quartier. Qui sont ces gothiques qui hantent les rues environnantes? Et qu’est-ce qui se passe dans l’église abandonnée? Même si un lecteur habitué à ce genre de récit peut deviner certaines des réponses à ces questions, ça n’en demeure pas moins une histoire au suspense palpitant, bourré d’action, et qui se lit à un rythme infernal.

« Dans le rétroviseur, il avise les phares de véhicules d’urgence qui s’approchent et un visage couvert de sang. Foutre le camp. Ne pas se faire prendre. »

Sans vendre la mèche, je peux vous dire que les passages qui se déroulent dans Pandémonium Cité, l’enfer intérieur de Philippe, sont particulièrement intéressants par leur symbolisme et l’ambiance onirique qui s’en dégage.

Un bon petit roman fantastique que je vous recommande sans hésiter.

Oserez-vous entrer dans le terrible labyrinthe de « Pandémonium Cité » et surtout : parviendrez-vous à en sortir vivant?

 
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Publié par le mars 17, 2011 dans Uncategorized

 

Exposition surréaliste portable

Je vous propose de visiter le musée le plus étrange du monde où 4 expositions aussi macabres que fantastiques s’offrent à vos yeux, à votre esprit qui n’en oubliera jamais l’expérience.

En plus, ce petit musée peut se transporter aisément et il emprunte la forme d’une machine.

Vous n’avez pas besoin d’aller bien loin… chez votre libraire.

« La Machine du Bonhomme Sept-Heures », magnifique livre, présente des adaptations en bandes dessinées de 4 histoires de Claude Bolduc, maître de l’épouvante au Québec.

Plus qu’un simple album de bandes dessinées, ce collectif publié par Première Ligne propose des cauchemars visuels dont chaque page est une oeuvre d’art en soi.

Sous la direction de Christian Quesnel, les artistes Aline Bégin, Anik Deslauriers, Danielle Grégoire, Guy Jean, Dominique Laurent, Marie-France Thibault et Stanley Wany dépeignent 4 des meilleures histoires de Bolduc : « De l’amour dans l’air », « Oeillades », « Regarde-moi » et « Il ne faut pas que je dorme ».

Visions sombres, promenades oniriques, petit musée surréaliste… peu importe le nom que vous lui donnerez, cette « Machine du Bonhomme Sept-Heures » est tout sauf de la BD conventionnelle.

J’ai adoré. Et vous, quand visiterez-vous cette exposition fantastique?

 
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Publié par le mars 16, 2011 dans Uncategorized

 

De retour du sous-sol

Une belle fin de semaine que j’ai vécu, au Salon du disque indépendant et des arts underground!

Beaucoup de nouveaux visages, de belles discussions et d’intéressantes découvertes culturelles.

Entre autres :

– Les talentueuses photographes Meryem Yildiz et Lisa Claire Howarth

– Actualités métal et post-everything depuis 2008 : Pelecanus.net

– L’atelier coloré La bourgeoise sérigraphe

– D’excellents groupes musicaux : Hotel Morphée, Esker Mica et Will Driving West

– Et mon coup de coeur personnel va à un musicien qui fait de l’incroyable ambiant onirique, sombre, texturé : Thisquietarmy

Merci à toutes celles et tous ceux qui sont venus à cet évènement qui prouve que la culture n’est pas seulement celle qui passe à la radio ou à la télé.

L’an prochain, venez y faire un petit tour, vous aussi, ça vaut la peine et c’est gratuit!

 
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Publié par le mars 14, 2011 dans Uncategorized

 

Lecture no.10

Titre : « La maison au fond de l’impasse »

Auteur : Frédérick Durand

Éditeur : Vents d’ouest

Année de publication : 2011

Résumé de quatrième de couverture : « La vie de Marc Leblanc bascule lorsqu’il perd son emploi et sa compagne. Pris de crises mystiques qui le poussent à appeler Dieu à son secours, il constate bientôt que ses prières sont inutiles. Déterminé à ne plus souffrir et à retrouver son équilibre, Leblanc décide alors d’agir selon les volontés du diable, convaincu que Satan, lui, saura le remercier en le comblant de bienfaits… Mais le diable est un maître exigeant qui ne saurait se contenter de peu. Jusqu’où peut-on jouer son jeu sans perdre bien plus que sa raison?

À la fois roman psychologique et thriller fantastique, ce récit qui se couvre parfois d’un voile onirique raconte la dangereuse quête métaphysique d’un homme dont la rupture avec le quotidien s’accroît chaque jour davantage.

Frédérick Durand a publié douze romans, un recueil de nouvelles et trois recueils de poésie chez différents éditeurs, de même que des nouvelles, des articles et des comptes rendus, en anglais et en français, pour divers périodiques. Son recueil d’histoires fantastiques À l’intention des ombres a été récompensé par le Prix Jacques-Brossard et par le Prix de littérature Clément-Morin. »

Commentaire de lecture : Dans un précédent billet, j’avais dit que j’achèterais ce roman au Salon du Livre de Trois-Rivières mais je n’ai pas pu m’empêcher de me le procurer au Salon de l’Outaouais quand je l’ai aperçu dans le kiosque des éditions Vents d’Ouest.

Ce n’est un secret pour personne, l’auteur Frédérick Durand est l’un de mes auteurs préférés, toutes nationalités confondues et chacun de ses livres réussit à me surprendre tant par le style aussi maîtrisé que poétique que par cet imaginaire unique et sans limite.

Pourtant, à chaque fois, j’ai peur que le prochain me fera décrocher comme ça m’est arrivé avec certains auteurs au cours de mes lectures.

Et bien, ce n’est pas avec « La maison au fond de l’impasse » que ça arrivera, heureusement! Le petit dernier de Durand est excellent, aussi bon que « La nuit soupire quand elle s’arrête » et que « À l’intention des ombres ». L’intrigue rappelle les classiques de la littératures fantastique comme « Le Horla »  de Maupassant, par exemple, où un individu est tourmenté par d’horribles doutes : est-il en train de perdre peu à peu la raison ou s’il y a vraiment une présence surnaturelle, voire diabolique, dans sa maison?

« J’habite dans une maison bizarre, anguleuse, tout droit sortie d’un rêve fiévreux. »

Comme dans les autres livres de Durand, l’ambiance, à fois terrifiante et surréaliste, s’installe sournoisement, tangible et digne des meilleurs films de Jean Rollin, Dario Argento et Lucio Fulci (avis à ceux qui recherchent des romans empreints de cette ambiance particulière, onirique, étrange, hors de ce monde).

L’écriture happe le lecteur dès les premières lignes et l’amène dans un état presque hypnotique, par des répétitions, des ritournelles bien pensées, des symboles issus du monde du rêve, un rêve glacial où « la nuit gratte à la fenêtre pour entrer »…

On entre aisément dans l’histoire mais on en ressort troublé, contaminé par les sombres visions – cauchemars? – du personnage principal Marc Leblanc. La finale est surprenante, grandiose, et restera gravée en moi encore longtemps.

Et vous, répondrez-vous à l’invitation de Frédérick Durand? Oserez-vous entrer dans l’univers fantasmagorique de cette maison au fond de l’impasse?

 
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Publié par le mars 11, 2011 dans Uncategorized