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Combien il te faut?

10 Mar

Suite à la lecture de quelques excellents billets de mes collègues Dominic, Geneviève et Mathieu sur le métier d’écrivain vs la passion, voici ma réflexion/réponse :

C’est sûr qu’au Québec (à moins que ton chum, ta blonde, ton chien gagne un excellent salaire qui vous supporte tous les deux ou que tu gagnes à la lotterie), la meilleure manière que je vois est d’avoir une petite job ou un emploi à côté pour ne pas laisser le stress, l’insécurité financière contaminer la passion d’écrire, sinon tu vas écrire des trucs qui ne viennent pas du coeur mais de la tête.

Un jour, Mathieu m’a donné le meilleur truc sur l’écriture que j’ai entendu de ma vie : « Crisse Jo, quand est-ce que tu vas écrire avec tes tripes? » Merci M, car, depuis ce temps, c’est avec ce que j’ai à l’intérieur, ce que je suis, que j’écris.

La principale qualité qu’il faut avoir, je crois, c’est de la patience. Les gens parlent comme si ça faisait trente ans qu’ils faisaient leur métier… Laissez-vous une chance. Auteur, c’est une vocation puis ça peut devenir un métier avec le temps, à long terme.
Il y a toujours un petit quelque chose qui me chicote quand les gens disent : réussir, gagner leur vie avec l’écriture…

C’est que, comme tu le sais déjà, c’est tellement relatif, gagner sa vie. C’est propre à chacun. Pour toi, par exemple, c’est combien d’argent?

Combien il te faut pour vivre?

Parce que, pour quelqu’un d’autre, ça peut être totalement différent (exemple : si la personne a une grosse maison, un chalet, trois voitures, 15 enfants à nourrir, s’il fume un paquet par jour, si, pour être heureux, il doit voyager trois fois par été, une nouvelle garde-robe par saison, des repas au resto à chaque jour, etc)
C’est de se demander à quoi servira l’argent gagné avec une histoire, un bouquin, etc. À payer une nouvelle souffleuse, celle de l’an passé n’est plus à la mode? Il y en a qui stress pour leurs ventes de livres car ils doivent rembourser leur semaine de rêve dans les tropiques… 😉

Heille, ça va faire, vis selon tes moyens! 🙂

J’ai l’air d’exagérer mais, comme tu en connais toi aussi de ces gens-là, ceux qui dépensent bien au-dessus de leur moyen et pour qui gagner leur vie en tant qu’auteur est impossible car ils ont besoin de trois fois plus que d’autre pour arriver.

C’est de s’asseoir face à soi-même et de se demander : qu’est-ce que je veux vraiment, au fond? Qu’est-ce que j’attends de ma vie?

Et l’autre truc, c’est de savoir que ce n’est pas tant les ventes de livres qui paient (à moins de figurer parmi les best-sellers) mais les rencontres dans les écoles, les conférences, bref, les éléments qui entourent le livre en soi. Comme si le livre devient, en quelque sorte, une carte de visite de l’auteur qui signifie : hé, moi, je fais tel type d’histoire et je peux parler de mon métier si ça vous intéresse. C’est de communiquer sa passion à d’autres, jeunes ou moins jeunes…

Pourquoi je continue à publier dans des fanzines, dans la petite presse? Pour le plaisir. Pour le fun. Parce que j’aime ce milieu de la SFFQ et sans lui, je ne deviens, selon moi, qu’un rouage parmi tant d’autres dans la machine ADULTE ET PLATE des ÉCRIVAINS QUI SE PRENNENT AU SÉRIEUX ET QUI CONSIDÈRENT LEURS COLLÈGUES COMME DES COMPÉTITEURS.

Et bien, sachez que quand je viens vous parler en salons du livre ou ailleurs, ce n’est pas en tant que compétiteurs (la compétition, j’en ai rien à foutre) mais en tant que collègue, qu’ami. Parce que je suis simplement content de jaser un peu avec vous.

Le jour où je n’aurai plus de plaisir à écrire, j’arrêterai. Mais ce ne sera pas pour une question d’argent. Un rêve, une passion, ça ne se calcule pas en $.

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22 Commentaires

Publié par le mars 10, 2011 dans Uncategorized

 

22 réponses à “Combien il te faut?

  1. Gen

    mars 10, 2011 at 3:19

    En effet, combien il nous faut, c’est la question qu’on doit se poser. C’est souvent en y répondant qu’on découvre si on peut se permettre d’écrire à temps plein ou pas en début de carrière.

     
  2. M

    mars 10, 2011 at 3:25

    Salut Jo,

    gagner sa vie avec l’écriture, ça veut dire, pour moi, en tirer un revenu suffisant pour ne pas travailler à temps plein dans autre chose. Tsé, du genre avoir un emploi rémunéré 3 jours semaines et avoir deux jours pour écrire, en plus de la fin de semaine, pour être capable malgré tout de passer du temps avec ma blonde, ma fille, ma famille et mes amis écrivains une fois de temps en temps. J’te parle pas de faire 100 000 par année, juste faire ce qui est suffisant pour entretenir mon petit mode de vie… Et derrière ça, y’a aussi la volonté de pouvoir consacré du temps de meilleure qualité à l’art qu’on pratique, non?

     
    • Le Mercenaire

      mars 10, 2011 at 8:20

      Y’a des choix à faire. Je ne travaille que 4 quarts de travail par semaine étalés sur 3 jours (en 48 heures, j’ai terminé ma semaine de travail). Y’a beaucoup de privilèges bancaires qui me sont refusés mais, dans mes poches, je fais tout de même beaucoup plus que des gens qui travaillent 35-40 heures semaines. Je fais un métier sans filet social et je bosse quand 90% des gens ont du fun, et vice versa. Par contre, me laisse 4 grosses journées pour faire autre chose. Écrire, gosser sur des projets d’édition ou étudier. C’est un choix que j’assume. Plein de gens qualifient mon métier de dégradant ou de «pas une vraie job» mais ce métier me permet de vivre (très) confortablement et de m’adonner pleinement à l’écriture. Ensuite, si dans la vie on veut une maison, deux chars, trois enfants, quatre garages, piscine, gazon, tondeuse, etc.(et, j’veux dire, les syncopes économiques qui nous attendent dans la prochaine décénnie devraient nous ramener un peu sur terre à propos de ce genre de vie), oui on en bave pour travailler moins et écrire plus. Mais encore là, c’est une question de choix. De sacrifices aussi. Personne ne me fera pleurer en chignant qu’il peine à atteindre à la fois un idéal de confort bourgeois et un idéal de liberté artistique.

       
      • Gen

        mars 11, 2011 at 3:09

        Voie glissante… On est tous le bourgeois de quelqu’un… et le tout-nu d’un autre.

        Et personne n’admettra jamais en vouloir plus que le nécessaire.

        La maison et les enfants sont souvent cités ici comme l’exemple du gros confort. Sauf que quand on regarde le coût des loyers, la différence est ça et une hypothèque est loin d’être immense. Et les enfants… well… y’aura personne pour lire nos livres plus tard si on se reproduit pas un brin 😉

         
  3. Gen

    mars 10, 2011 at 3:38

    Ok, j’vais parler en chiffres ici.

    N’importe quel twit peut flipper des boulettes chez McDo à 9$ de l’heure (salaire minimum actuel). 40 heures semaine fois 52 semaines par an, ça fait presque 19 000$ par an.

    La dernière fois que j’ai jasé avec une coiffeuse, elle faisait à peu près 25 000$ par an avec son diplôme d’études professionnelles.

    Avec 19 000$ ou 25 000$ par an, vous avez pas grand chance de devenir propriétaire, même d’un condo (en tout cas, pas près de Montréal). Si vous élevez une famille là-dessus, vous allez trouver le temps long.

    Or, je connais pas beaucoup d’écrivains qui tirent ne serait-ce que ces salaires-là de l’écriture.

    Et là je parlerai pas du 45 000$ qui est le salaire canadien moyen actuellement.

     
    • M

      mars 10, 2011 at 4:15

      Parlons chiffres:
      Mon livre le mieux vendu tourne autour de 1900 copies. en 2008.

      Pourtant, l’an dernier, j’ai fait autour de 10 000$ avec l’écriture, parce que j’ai fait des rencontres scolaires et des animations dans les écoles.

      J’ai lâché ma job de prof payante pour travailler à un salaire beaucoup moindre. Même avec mes revenus d’écriture, je ne comble pas la différence. Je travaille plus, au final, mais je suis quand même plus heureux.

      Mais c’est la nature de l’homme d’en vouloir toujours plus, non?

       
      • Gen

        mars 10, 2011 at 4:18

        C’est des chiffres rassurants quand même (le 10 000$).

        Moi j’ai lâché ma job de prof payante pour un boulot de secrétaire. Je travaille moins à gagner ma vie et plus sur mon écriture.

        Mais je me désespérais de pouvoir travailler un moment donné travailler à temps partiel. Parce que la baisse de salaire déjà subie est pas mal le maximum que je peux me permettre.

         
      • Caro Lacroix

        mars 11, 2011 at 3:43

        « mais je suis quand même plus heureux » c’est ça qui est le plus important. ! 🙂

         
    • Le Mercenaire

      mars 11, 2011 at 8:50

      (En réponse à ta réponse juste au-dessus)
      La question que je me pose, c’est à savoir si l’obsession de réussir en tant qu’écrivain – ici, on dirait que c’est vendre de la copie ou en d’autres mots, donner au statut d’écrivain une perspective carriériste – n’est pas programmé par un certain style de vie – ici, avoir une maison (et des enfants) – idéal bourgeois s’il en est un? Ça revient au propos que je ne cesse de servir : on s’obstine tellement à trouver une solution pour vivre de sa plume qu’on oublie le plus important, écrire. Pour ma part, écrire est assez important pour me dispenser des responsabilités d’une hypothèque et rester à loyer dans un quartier… abordable.

       
      • Gen

        mars 11, 2011 at 1:37

        Ok, je pense que je comprends ton point. Ce que tu nous dis, c’est qu’il est vain d’essayer de se payer le style de vie « propriétaire avec enfant » (l’historienne a un problème avec bourgeois ici) avec l’écriture.

        Et là je suis d’accord à 100%.

        À partir de là par contre, chacun choisit dans quelle mesure il est prêt à sacrifier du temps d’écriture pour un peu plus de confort.

        Y’a des gens qui vivent très bien en ayant pas de REER, pas d’enfant et en étant pas propriétaire. Je les admire et je dirais même que je les envie un peu.

        Moi ça me réveillait la nuit. Et quand je dors pas, j’écris pas.

         
  4. Gen

    mars 10, 2011 at 3:42

    Un moment donné, on se sent le dindon de la farce, non?

     
  5. Carl

    mars 10, 2011 at 3:50

    Moi aussi, j’avoue que pouvoir vivre sans avoir une tâche pleine au cégep me plairait bien. En attendant, il me reste du temps l’été pour écrire, ce qui n’est pas rien.
    J’ai une amie qui travaille en librairie à temps plein (forcément) et qui a un enfant. Une année sur trois, elle prend deux semaines de congé à ses frais (en plus de ses deux semaines payées) afin d’écrire un peu plus.
    Je me trouve privilégié même si je dois faire du 60 heures durant la session. J’ai droit à deux mois pour relaxer. J’avoue que je n’écris pas beaucoup durant le premier mois parce que je suis un paresseux fini, alors je m’y mets souvent vers la fin de l’été en me disant que, l’année suivante, je m’y prendrai plus tôt (ha!).
    Cette année, la maison et bébé 2 vont me prendre beaucoup d’énergie, alors je ferai tout pour profiter de chaque minute de libre afin d’écrire.

    C’est toujours un plaisir de te lire, Jonathan.

     
  6. Le Mercenaire

    mars 10, 2011 at 4:02

    «Il y a toujours un petit quelque chose qui me chicote quand les gens disent : réussir, gagner leur vie avec l’écriture…»
    T’es pas le seul.

     
  7. CJ

    mars 10, 2011 at 7:35

    Tu as bien tapé dans le mille. Dans notre société de consommation, beaucoup de gens veulent justement avoir une belle vie souvent remplie d’inutile. Je sais j’en étais de ceux-là. Sans entrer dans les détails, il a fallu un évènement majeur pour me réveiller. Depuis, je suis retourner à l’université en littérature. Je vis sur les prêts et bourses, avec les allocations familiales et un job à temps partiel. Pourtant, je suis mauditement plus heureuse qu’avant. Il s’agit effectivement de déterminer notre seuil, le montant qu’il nous faut. Ensuite, on écrit, c’est tout. En espérant fort, fort, que ça marche.

     
  8. Benoit Bourdeau

    mars 10, 2011 at 8:45

    J’adore ce billet écrit avec tes tripes.

    J’ai reconnu un certain conseil que tu m’as donné, un jour… 😉

     
  9. Julie L

    mars 11, 2011 at 12:21

    Tu as bien raison Jonathan. Les vrais auteurs qui nous font vivre les vrais émotions etc..il le font par passion et non pour l’argent. Par contre, il y en a qui bcp qui le font pour l’argent et être célèbre, qui vit au-dessus leur moyens…panique et ça finit souvent mal. Je me suis toujours dit, j’aime mieux faire un sacrifice sur le salaire et être passionnée de ce que je fais que le contraire!!:P

    Moi, je le fais car j’aime ça, j’adore partager avec le monde autour ce qui me trotte dans la tête, que les gens puissent partager mes histoires, idées, quitte à ce que ça les aident dans quelques chose dans leur vie. Et oui la patience ça en prend, car ce n’est pas évident au début de percer dans le monde de l’art en général!

    Il es vrai que c’est dur de vivre en tant qu’auteur et que plusieurs ont un 2 métier connexe pour survivre ou pour tout simplement se déconnecter un peu l’écriture.

     
  10. mathieu

    mars 11, 2011 at 4:20

    Je suis sûrement bourgeois, alors, et pleinement con, d’avoir envie de concilier un emploi, une famille et l’écriture. Vous avez raison: de ce pas, je vais aller éliminer ma famille, lâcher ma job et m’isoler dans la forêt pour écrire tout seul, en autarcie complète sans contact avec le monde extérieur.

    Je ne saisi pas pourquoi ça vous semble si mal de souhaiter vivre d’écriture. « Fais des sacrifices, arrête de te plaindre. » Des sacrifices, des réorientations, des réévaluations, on en fait tous. C’est tellement pas une solution intelligente cette réponse! On dirait que certains d’entre vous ne conçoivent pas qu’il est possible d’être passionné et d’écrire ce qui nous plait et de réussir à payer des comptes avec tout ça, sans avoir quatre tondeuses et 2 Mercedes.

    On semble séparer ici les gens en deux catégories: les « purs » qui vivent d’air et d’eau fraiche et les « corrompus » qui osent parler d’argent. Noir et blanc, pas de gris.

    Va falloir que vous réalisiez que le monde est légèrement plus complexe que ça.

     
    • Le Mercenaire

      mars 11, 2011 at 9:29

      C’est pas con de concilier responsabilités de famille et écriture : c’est juste absurde de voir l’écriture comme une carrière. C’est pas mal de souhaiter vivre d’écriture : c’est tout simplement fallacieux de penser y arriver. Fallacieux pour la pratique littéraire, en tout cas. Et ça dépend évidemment de ce que tu veux faire avec la littérature. Si tu veux la pratiquer à l’intérieur de contraintes mercantiles (je vole l’expression à Gen et aux autres), libre à toi, ça ne fera pas de toi un corrompu (c’est ton terme, by the way). Mais pour répondre à ces contraintes mercantiles, tu devras écrire d’une façon que d’autres jugeront (tant pis pour eux, diras-tu) impropre à leur pratique de la littérature. Quand des gens me parle de littérature en termes carriéristes, je décroche. C’est une lubie. Plein d’excellents auteurs crèvent la faim autour de moi. Et ils persistent même si ce qu’ils veulent écrire ne correspond pas aux contraintes mercantiles du marché. Doivent-ils se taire ou doivent-ils écrire des trucs qu’ils n’aiment pas pour gagner leur vie? Écrire des choses qu’on n’aime pas ne me semble pas être un sacrifice valable : le temps d’écriture est trop précieux.

       
      • Gen

        mars 11, 2011 at 1:43

        J’suis d’accord avec le Mercenaire sur le fait que le temps d’écriture est trop précieux pour qu’on le passe à écrire des trucs qui nous déplaisent, mais qui paieraient les comptes.

        Par contre, je comprends Mathieu de s’être senti piqué par la remarque sur le style de vie bourgeois. Sans en vouloir toujours plus, on a le droit, je pense, d’aspirer à un certain confort dans la vie.

        La voie moyenne, on y revient, c’est de se trouver une autre job pour le payer ce confort! 😉

         
  11. aveugle

    mars 11, 2011 at 8:04

    Amen, Gen! 😉
    J’ajouterais à ça que ce « confort » est davantage une question de sécurité, à l’intérieur de soi et qu’elle est différente pour chacun d’entre nous.
    Pour ma part, même si l’an passé, les revenus combinés de ma blonde et moi n’ont pas dépassé les 20000$, nous n’avons jamais été aussi heureux.

    Enfin, on fait davantage ce qu’on aime!

    Avant, même si je n’ai jamais eu de gros salaire, il s’agissait de salaire stable, je faisais tellement de compromis pour atteindre cette stabilité, que j’étais frustré en dedans. Je ne suis pas fait pour du 40 heures au service à la clientèle.

    J’arrivais tout de même à écrire, ça a toujours été mon fil directeur qui a du sens, pour garder du sens dans ma vie, mais je n’aimais plus qui j’étais devenu, un soumis, tête basse, pour avoir ma paie alors que ce que je faisais n’avait pas de sens pour moi. Ceux pour qui ça en a et bien tant mieux, je suis content pour eux mais moi j’étais fatigué et brûlé de ça. Alors, pour moi, le confort, il est davantage un état d’âme à l’intérieur de moi.

    Et là, je suis bien avec qui je suis. Pour moi, c’est ça l’important.

     
  12. claude b.

    mars 20, 2011 at 5:16

    De tout faire pour gagner sa vie avec l’écriture, ou de se contenter de l’artisanat (dans l’un ou l’autre cas, avec ou sans résultats), c’est simplement une question de tempérament, du moment que l’on s’amuse avec ce qu’on fait. Il n’y a pas de conception de l’écriture qui soit meilleure qu’une autre. La littérature, c’est autant le populaire que l’ultra-pointu.

    Ceci dit, vous aurez deviné que je ne songe plus depuis longtemps à conquérir le marché!

     
  13. claude b.

    mars 20, 2011 at 5:22

    Et moi aussi j’aime publier dans les fanzines!

    Dans mon cas, j’y trouve une espèce de liberté par rapport à ce qu’il m’arrive parfois d’écrire. Après tout, il existe des fanzines spécialisés dans toutes sortes de choses.

     

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