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Lecture no.23

03 Juin

Titre : « Zones 5 »

Auteur : Michel Vézina

Éditeur : Coups de tête

Année de parution : 2010

Résumé de quatrième de couverture : « Michel Vézina replonge sa plume dans l’encre de La Série Élise. Ça démarre à Blanc-Sablon, exactement là où, à la fin d’Élise, il avait laissé ses personnages. Jappy et Élise squattent toujours le village fermé. Et non seulement y mènent-ils leurs affaires illicites, mais en se mettant en lien avec d’autres villages squattés, ils créent autant de zones autonomes temporaires – concept emprunté à TAZ, d’Hakim Bey, dont Zones 5 est truffé d’extraits. Pour subvenir à leurs besoins, les résistants abordent cargos, pétroliers et paquebots dans le Golfe Saint-Laurent. Un nouvel âge d’or de la piraterie est-il né?

La série Élise, une saga à plusieurs mains (Élise de Michel Vézina, Luna Park de Laurent Chabin et La phalange des avalanches de Benoit Bouthillette), une épopée politique et sociale de la littérature d’anticipation. »

 

Commentaire de lecture : Ayant bien aimé les premiers livres de la série, j’avais hâte de connaître la suite des aventures d’Élise et ses compagnons. J’ai été servi : les émotions fortes, l’action et la critique sociale sont toujours au rendez-vous. De très courts chapitres pour un roman d’anticipation qui devient rapidement un page-turner, sans jamais tomber dans les clichés du genre. On apprend à connaître davantage Élise et Jappy au travers de leur relation tumultueuse et leur rôle de parent dans ce monde où tout peut chavirer d’un moment à l’autre.

On se rend compte que « Zones 5 » représente un point central pour la série Élise en reliant entre eux différents éléments présents dans les autres livres. Je trouve ça intéressant, ça permet à ceux qui, comme moi, adorent déceler l’intertextualité entre les œuvres, de comprendre grâce à une vue d’ensemble l’étendue de l’intrigue et de l’univers dépeint.

J’ai aussi bien aimé les courts chapitres « Histoire du Québec, de 2010 à aujourd’hui » où sont exposés, peu à peu, les évènements fictifs (mais pas tant que ça, c’est de l’anticipation pas du space-opera!) et les enjeux mondiaux qui ont façonné le Québec dans ce futur pas si lointain.

Le style de Michel Vézina est aussi efficace d’une lame de rasoir. Ça rase de près, de très près et parfois, ça coupe et ça saigne. Un style direct, sans concession ni figures de style encombrantes, qui va direct au but : un vif coup de tête à la gueule des bien-pensants et des bien-nantis.

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1 commentaire

Publié par le juin 3, 2011 dans Uncategorized

 

Une réponse à “Lecture no.23

  1. Le Mercenaire

    juin 3, 2011 at 3:59

    Voilà qui m’étonne de ta part. J’étais curieux de venir lire ta critique car je me disais que tu fesserais dans le tas. De cette série, je n’ai lu que _Élise_ et j’ai eu beaucoup de peine à terminer le livre tellement je trouvais sa lecture insultante. En plus de nous ressortir une histoire d’écorchés vifs qui l’ont tellement eue rough, leur chienne de vie, Vézina se complait dans ce roman-télégraphe en nous remettant sous le nez les plus plats clichés du cyberpunk. Il n’innove rien du tout, à moins qu’on appelle «innover», substituer «L.A» pour «Montréal». Mais bon, tu piques ma curiosité. Peut-être que _Zone 5_, c’est bon. J’vais le feuilleter pour voir.

     

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