De la nostalgie comme matière première

Au fil des années, je me suis rendu compte que, quand j’écris une histoire, je puise dans mes souvenirs pour m’inspirer. Je me sers de cette nostalgie qui m’habite comme matière première.

Et comme j’ai une assez bonne mémoire de mon passé, en général, c’est assez facile pour moi d’aller cueillir des fragments ça et là, des évènements sympathiques ou plus tristes de ma vie. Ça donne de la chair aux personnages et c’est ma manière de leur insuffler vie.

C’est pour ça que, de temps en temps, pour reprendre contact avec certaines périodes de ma vie, je fouille dans les cassettes audio de vieux mix que je me faisais et d’en écoute une ou deux dans un walkman (que j’avais acheté 25 sous dans un marché aux puces l’été passé… héhé, l’avantage des vieilles technologies : ça ne coûte rien).

C’est également pour ça que je ne me débarrasse pas de mes films en VHS. Parce qu’ils me rappellent des périodes plaisantes de ma vie, dans lesquelles je peux aller puiser de l’inspiration. Sûrement l’avez-vous remarqué : dans certaines de mes histoires, il y a un personnage qui collectionne des VHS.

Je mets rarement en scène des personnages avec la voiture de l’année ou le dernier gadget ultra-technologique… Pour moi, ça n’a aucune valeur sentimentale, il n’y a rien d’associé à un GPS ou à la dernière console de jeux vidéo. Ils n’ont pas non plus le réflexe d’aller fouiller sur Internet. C’est pour ça que je trouve la plupart du temps les personnages blasés dans les films d’horreur de nos jours, ils ont tout ce qu’ils veulent comme gadgets, comme équipement… On dirait que, dans mon esprit, plus il y a de technologie, moins il y a de mystère… (Ce n’est pas fondé, ce n’est qu’une opinion personnelle).

Vive les bandes d’ado des années 80! 🙂

 

 

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6 réflexions sur “De la nostalgie comme matière première

  1. Bonne idée que de réécouter les vieux mix! Je devrais creuser un peu pour trouver mon vieux lecteur et réécouter mes cassettes. Je me souviens d’une cassette où j’alternais les chansons avec des extraits de dessins animés des années ’80 ou de films d’horreur.

    Concernant l’écriture, moi aussi je joue beaucoup sur la nostalgie, mais ce sont plus des lieux, des évènements, des émotions et des ambiances qui me servent de matière première. Sans me servir du passé pour construire une intrigue, j’aime m’en servir comme décors ou pour ajouter une touche de réalisme.

  2. Le défi: faire en sorte qu’un récit alimenté par la nostalgie envers une époque donnée puisse susciter l’intérêt chez les lecteurs qui n’éprouvent pas de nostalgie envers cette même époque 🙂 La question: comment y arriver? 😀

    (Je sais, ça peut paraître étrange comme intervention mais je crois que ce billet dérive d’une discussion entre moi et Jonathan dans la foulée du lancement de Flyona — et là je poursuis la discussion en jouant mon rôle de diablotin poseur de questions… 😉 )

  3. Est-ce vraiment de la nostalgie ou juste des souvenirs?

    Et pour les cossins technologiques… Ouais, ils enlèvent beaucoup de tension dramatique, à moins d’être correctement utilisés : c’est bien beau d’avoir un téléphone intelligent, mais si vous êtes à 50 minutes des secours les plus proches, ça donne le temps de raconter une assez longue histoire avant qu’ils arrivent! 😉

  4. Un peu des deux… En fait, pour moi, la nostalgie, c’est lorsqu’il y a une charge émotive (joie, peine, etc) d’associée à tel ou tel souvenir, que ce ne soit pas juste un souvenir fade, des images dans la tête.
    Tu proposes une bonne alternative aux cossins technologiques! 🙂

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