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Archives Mensuelles: juillet 2011

Lecture no.30

Titre : « Voyage à Bangor »

Auteur : William Olivier Desmond

Éditeur : José Corti

Année de parution : 2004

Résumé de quatrième de couverture : « Sur les routes de la Nouvelle-Angleterre, Harley-Davidson entre les jambes, le narrateur part en quête du carnet de note du « Maître ». En chemin, il subit, entre autres avanies, une pluie de crapauds, avant d’atteindre un village qui n’est sur aucune carte. Dans une bibliothèque aux perspectives impossibles, on lui remet un carnet virtuel puis le voilà qui se retrouve dans une grotte, sorte de matrice primitive d’où remontent les souvenirs.

Commence alors un véritable voyage initiatique sur le modèle de la Divine Comédie de Dante : un passage du Styx, une visite aux enfers, au purgatoire puis au paradis, sa fidèle moto métamorphosée tour à tour en bateau puis en avion. Il aura deux guides pendant ce voyage : Ambrose Bierce (en enfer) puis Cyrano de Bergerac (dans le purgatoire).

Jamais il ne perdra le but de son entreprise improbable : retrouver le carnet et le remettre au « Maître », mais y parviendra-t-il?

Ce roman au ton si allègre, si souvent caustique, mais jamais exempt d’émotion, nous entraîne presque malgré nous dans cet autre monde vrai et faux du conte où la littérature – et ses pouvoirs – est finalement la grande héroïne car le lecteur, une fois la lecture commencée, aura du mal à lâcher ce roman labyrinthique. »

Commentaire de lecture :  Pour avoir une idée dans quoi on s’embarque avant de commencer la lecture de ce livre, il est important de savoir que son auteur, William Olivier Desmond, est le traducteur français de Stephen King. Donc, quand il fait référence au Maître, c’est bien entendu à celui de l’épouvante.

C’est un roman que j’ai trouvé bien sympathique car il m’a plongé dans un monde où pullulent les références aux histoires de King (Salem, Cujo, Ça, etc) sans que cela ne paraisse déplacé ou un simple prétexte. En fait, tout se déroule le plus naturellement possible et il n’y a jamais de longueurs dans cette intrigue où l’intertextualité est un personnage en soi.

Au début, la table semble être mise pour un roman épouvante-fantastique mais plus la lecture avance et plus on se rend compte qu’on nage en plein merveilleux, dans une quête qui fait assurément référence à celle du Pistolero.

Je recommande ce roman à tous les amateurs de l’univers de Stephen King qui y reconnaîtront plus qu’un simple hommage : une histoire surprenante, aussi légère qu’intelligente, portée par une plume efficace et qui ne néglige pas un certain humour.

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Publié par le juillet 30, 2011 dans Uncategorized

 

Je n’attendais que ça

Dans le courant du mois de mai, quand il y a eu le Congrès Boréal et que j’y ai animé la table ronde sur le mélange du fantastique et de l’érotisme, je me suis rappelé quelques souvenirs que je vous partage dans ce billet.

Je vous ramène à une époque où il n’y avait pas Internet…

Quand j’étais au primaire et que j’avais commencé à m’intéresser aux filles (bon, je dois avouer que c’était à distance car j’étais vraiment gêné), j’aimais quand mon frère m’emmenait chez un de ses amis car dans la chambre de ce dernier, il y avait un poster de Samantha Fox pratiquement nue…

Là, je me disais : « Wow, quand je vais être plus grand, moi aussi je vais avoir un poster comme ça. » et je voulais souvent y retourner pour la voir. 🙂

Aussi, je m’installais devant MusiquePlus dans l’espoir de voir encore et encore ces vidéoclips et quand ils passaient enfin, mon coeur battait plus vite. Il n’y a rien là mais vraiment rien là mais, dans ce temps là, je me sentais presque coupable de les regarder! Hahaha,

Attention au kitsch! 🙂

En troisième année du primaire, je rêvais de voir le légendaire film « Chez Porky’s » :

On en parlait souvent dans la cours d’école parce que nos grands-frères l’avaient tous vu et que la pochette du film au club vidéo et je me souviens que TVA avait diffusé un spécial Porky 1 et 2 un samedi soir mais mes parents ne voulaient pas que je regarde. Alors, j’imaginais que c’était le film le plus osé qui existait. 🙂 Le lundi matin, ceux qui avaient pu les voir m’en racontaient des scènes en n’omettant aucun détail croustillants. Ça a vraiment marqué mon imaginaire et le plus drôle, c’est que je ne l’ai vu que tardivement (vers 18 ou 19 ans, si je me souviens bien). Je l’ai bien sûr trouvé très drôle et c’est un de mes classiques mais je me souviens m’être dit : « ah, finalement, c’est juste ça ».

On était vraiment niaiseux, quand j’y repense, moi et d’autres gars de ma classe, on avait commencé à faire un trou dans un mur des toilettes des garçons en voulant atteindre celles des filles et imiter les personnages dans le film. Bon, on ne s’est pas rendu bien loin avec notre plan machiavélique, on s’est rendu compte qu’à gratter avec nos clés de maison, on ne pourrait jamais arriver de l’autre côté.

Et on se disait : on va se mettre de fausses moustaches et un air dur pour paraître plus vieux et pouvoir entrer derrière les portes de la section XXX. Moi, je ne l’ai jamais essayé mais un des amis de l’époque l’avait fait. Le propriétaire du club vidéo l’a gentiment mis à la porte. 🙂

 
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Publié par le juillet 27, 2011 dans Uncategorized

 

Quand Montréal porte ses cornes

Hier, mon frère a invité son bon ami et moi au festival Heavy MTL, qui porte très bien son nom. En effet, pendant une fin de semaine, Montréal porte ses cornes et dévoile son visage EVIL! 🙂

À chaque édition, j’y suis présent pour une journée, celle où il y a le plus de groupes que je veux voir en spectacle. La première année, j’y ai vu, entres autres groupes, Iron Maiden, Type O Negative, Hammerfall, Overkill. La deuxième année, c’était au tour d’Alice Cooper, Megadeth, Slayer, Testamant, pour ne nommer que ceux-là. Il était grand temps qu’un tel festival voit le jour chez nous quand on pense qu’ils pullulent en Europe. Et dès la première édition, le Heavy Mtl est devenu un incontournable pour tous les fans québécois de métal! Sans oublier les québécoises car ce ne sont pas que des gars qui se présentent pour se faire aller la tête!

Et en ce beau dimanche ensoleillé, nous avons brandi le poing avec plusieurs milliers d’autres amateurs de la musique du diable!

Je ne parlerai pas de tous les groupes qui sont monté sur les planches, seulement de mes coups de coeur.

J’ai vu pour la première fois de ma vie le groupe canadien Annihilator, réalisant ainsi un rêve d’adolescence :

Ensuite, les finlandais Children of Bodom nous en ont mis plein les oreilles :

Heavy, vous avez dit heavy? J’ai été vraiment impressionné par la prestation du groupe culte Morbid Angel, probablement les plus evil de tout le festival :

Ensuite, l’excellent groupe Anthrax est monté sur la scène pour donner une leçon de métal aux nouvelles générations :

Puis, vint les intraitables Motörhead qui, avec son rock’n roll dans le tapis, prouvent qu’ils ne mourront jamais :

Et, en fin de soirée, le cirque est arrivé en ville avec les légendaires KISS qui nous ont livré un spectacle haut en couleur :

Une belle variété de groupes, une maudite belle journée! \m/

 
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Publié par le juillet 25, 2011 dans Uncategorized

 

Lecture no.29

Titre : « Le Costume du mort »

Auteur : Joe Hill

Éditeur : Le livre de poche

Année de parution de cette édition française : 2009 (l’édition originale, en anglais, est parue en 2007)

Résumé de quatrième de couverture : « On ne collectionne pas sans péril des reliques toutes plus étranges les unes que les autres. C’est ce que va apprendre Jude en achetant le dernier costume d’un mort. Soudain, au pied de son lit, derrière une porte, à ses côtés en voiture, grimaçant et assoiffé de vengeance, apparaît l’ancien propriétaire de l’habit. Quelle terrible histoire de son passé cherche-t-il à lui faire payer? Aux frontières de la folie, une fuite éperdue commence… Terreur et frissons garantis! »

Commentaire de lecture : Pour ceux et celles qui ne le sauraient pas, Joe Hill est le fils de Stephen King. Cela met-il en doute son talent? Pas du tout, il avait déjà fait ses preuves avant que la vérité sorte au grand jour.

J’avais adoré « Fantômes : histoires troubles », son recueil de nouvelles dont j’avais fait la critique dans le no.175 de la revue Solaris. J’avais donc très hâte de lire son roman et c’est par un heureux hasard que mon bon ami Guillaume Houle me l’a donné dernièrement.

Je me suis donc aussitôt plongé pour une deuxième fois dans l’univers de Joe Hill, univers sombre et étrange et j’ai revêtu ce costume à l’air ancien et à l’odeur funeste, « Le Costume du mort ».

Le personnage principal m’a interpellé dès le départ, un vieux musiciens de heavy métal qui traîne en lui des regrets et des souvenirs enfouis. En tant que lecteur, j’ai tout de suite voulu le connaître davantage, déterrer ses secrets… et savoir ce que le fantôme venant avec le costume lui réserve comme sort. Et pourquoi.

Contrairement aux romans parfois gargantuesque de son père (S. King), Joe Hill ne réserve aucun temps mort dans ses histoires, l’attention du lecteur est toujours soutenue par une tension, un mystère, une révélation sur le point d’être dévoilée… Et, en plus, il réussit à rendre ses personnages très humains, dans des moments où les émotions ne sont pas mises de côté, la tristesse, l’amour, la joie… C’est là que l’auteur réussit un véritable tour de force : contrairement à nombre d’auteurs d’épouvante, de fantastique, les scènes où l’horreur, le surnaturel n’est pas au rendez-vous sont aussi intéressantes et nécessaires que celles où le fantastique survient. Elles ne servent pas seulement à dépeindre un quotidien platonique en attendant que l’épouvante arrive. Non, elles sont touchantes, intrigantes, profondément humaines.

J’ai terminé la lecture du « Costume du mort » avec ce sentiment de satisfaction, le même que j’ai ressenti lorsque j’avais fini de lire son excellent recueil « Fantômes : histoires troubles » : enfin, un des rares auteurs qui a comprit comment faire de bonnes histoires d’épouvante-fantastique, parce que ce ne sont pas, à la base, des histoires de monstres, ce sont des histoires sur des humains aux prises avec leur doute, leur passé, leurs démons intérieurs.

Ça fait du bien : parfois on frissonne, parfois on rit, parfois on pleure. On passe par toute une gamme d’émotions, ce qui est assez rare.

Suite à la lecture de ces deux livres, je peux affirmer haut et fort que Joe Hill est mon auteur anglo-saxon préféré parmi les contemporains.

J’ai bien hâte à l’automne car son troisième livre, « Horns », va être publié en français… La bibliothèque de mon quartier recevra une petite visite de ma part, c’est certain!

 
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Publié par le juillet 23, 2011 dans Uncategorized

 

La SFFQ en film!

Les romans de science-fiction et de fantastique québécois ont connu par le passé quelques excellentes adaptations cinématographiques.

Entre autres, le roman « La Peau Blanche » de Joël Champetier a connu une seconde naissance en 2004 sur grand écran.

Et en 2003, « Sur le Seuil » de Patrick Senécal a envahi les salles de cinéma québécoises.

Maintenant, quel livre de SFFQ aimeriez-vous voir adapté au cinéma? Et on règle tout de suite le principal obstacle : l’argent. On s’amuse, on fait semblant qu’on est riche et qu’on pourrait financer le projet.

Pour ma part, je pense à deux livres que j’adorerais voir en film :

«Là-haut sur la colline » de Claude Bolduc, publié aux éditions Vents d’ouest.

« Au rendez-vous des courtisans glacés » de Frédérick Durand, publié chez Veuve Noire éditrice.

Et vous, quels seraient vos choix?

 
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Publié par le juillet 20, 2011 dans Uncategorized

 

Les légendes de McNeil

Comme je l’ai déjà mentionné sur ce blogue, mon livre « La légende de McNeil » a été inspirée par une de mes premières nouvelles (1994) qui s’appelait « Le chien de McNeil » que j’avais publié en 2009 dans les pages d’Horrifique no 66.

Mais ce que je ne vous avais pas encore dit, c’est qu’il y avait des suites… Et oui, en décembre 1995, j’imprimais une trentaine de copies de « Le chien de McNeil 2 » et en décembre 1996 une centaine de copies de « Le chien de McNeil 3 : l’horreur finale ». Ces exemplaires avaient été distribuées dans la famille, les amis, les professeurs, etc…

Je n’étais pas seul dans cette aventure, mon bon ami François Pierre Bernier (maintenant webmestre et directeur artistique pour Les Six Brumes) les a écrits avec moi. En fait, c’est grâce à lui s’il y en a eu d’autres après. Il m’a avoué un jour qu’on jasait chez lui (ses parents habitaient à cinq minutes des miens) : Tiens, Joe, j’avais commencé ça mais je ne le terminerai pas. Il m’a tendu un paquet de feuilles dactylographiées dont le titre était : « Le chien de McNeil 2 : hommage à Jonathan Reynolds ». J’étais surpris, même si je savais qu’il écrivait lui aussi des nouvelles d’épouvante, j’étais loin de me douter qu’il voulait me faire une telle surprise. J’ai donc décidé de le continuer et ça a donné une nouvelle écrite à deux (la première moitié est de sa plume et la deuxième de la mienne).

Tout de suite après, on s’était dit : on en écrit un troisième!

Vous le devinez déjà mais on était tous deux de grands amateurs de la plupart des séries de films d’horreur existantes (Freddy, Vendredi 13, Hellraiser, Halloween, etc), pour nous, c’était naturel de reproduire ce qu’on aimait, de partager cette passion pour les suites. Donc, un troisième était de mise.

Cette fois-ci, il s’agissait d’une réelle collaboration, on a remué les idées longtemps, on a écrit dans la même pièce pendant plusieurs fins de semaine (souvent le samedi, tout l’après-midi après avoir été mangé à la Cantine Chez Méo où la serveuse était vraiment jolie et avant de regarder des films, le soir), afin de s’assurer que le tout se tenait. Notre nom de code pour en parler, c’était « le projet CM3 » au cas où les murs auraient eu des oreilles… Ça a été une des histoires que j’ai eu le plus de plaisir à écrire de ma vie parce qu’on y faisait ce qu’on voulait, et c’était pour le plaisir, sans penser aux réalités de l’édition, du marché, sans tenir compte de l’originalité (et comme on était très influencé par les films qu’on aimait…) Tout ça, on s’en foutait, et c’est pour ça que c’était tripant à faire. Et comme notre propre petit village de Bromptonville et son canton nous inspirait beaucoup, on s’amusait à y faire naître l’épouvante…

Il y en a eu un dernier, un quatrième nommé « Le chien de McNeil 4 : l’œuvre de Jonathan Reynolds » écrit en 2000 et distribués en une vingtaine de copies que j’ai écris en solitaire comme le premier opus. Ça a été le projet qui m’a renoué avec le plaisir de l’écriture après une période pendant laquelle je n’écrivais plus (1998, 1999, 2000).  Ce dernier représentait le premier jet pour « La malédiction de McNeil » parue dans le no.21 de Brins d’éternité, en 2008.

Ceux qui ont ce numéro entre les mains, je vous invite à regarder la première lettre de chaque court chapitre… ça forme un mot. Je m’étais adonné à ce petit jeu pour symboliser mon retour dans le monde de l’écriture et reprendre contact avec mon imaginaire…

*

Témoignage de François Pierre Bernier 

C’est peut-être étrange, mais l’essentiel de mes souvenirs entourant les récits du Chien de McNeil tournent autour des circonstances de leur écriture et non des textes eux-mêmes. Je me rappelle de quelques scènes ici et là, mais rien de global. J’oublie plein de personnages et de lieux. Néanmoins, c’est l’un de mes meilleurs souvenirs d’écriture. Pour moi, l’acte d’écrire était plus riche et vivant que n’importe quelle idée qui pouvait me passer par la tête. Je me souviens très bien de ce que je lisais et écoutais lorsque j’ai terminé une de mes premières nouvelles d’envergure, mais pas du récit lui en soi. Il en va de même pour McNeil.

À l’époque, le vieux fermier fou et son chien ont occupé une grande partie de notre imaginaire d’apprenti-écrivains. Après avoir lu la première nouvelle de Jonathan, je m’étais mis en tête de produire une suite qui consisterait en un hommage au maître de l’horreur (de notre cercle d’amis, à tout le moins). Aujourd’hui, quinze ans après, il ne me reste que des fragments de cette expérience en mémoire. Le plus fort est probablement celui de la machine à écrire. C’est le premier texte (et le seul) auquel je me suis attaqué à l’aide de cet appareil de musculation pour jointures. Le texte en soi était très classique pour le genre, c’est-à-dire presque la même chose que le premier. Pourtant, ça ne me posait aucun problème. Après tout, les films d’horreurs à déclinaisons multiples que nous regardions avidement dans le sous-sol des parents de Jonathan le faisais bien, eux! Éventuellement, l’étincelle qui m’amena à débuter la nouvelle s’éteignit et je dû me résoudre à offrir un texte incomplet à Jonathan pour qu’il en fasse ce qu’il veut. Qui sait si Le chien de McNeil aurait eu tant de suites sans ces quelques pages dactylographiées?

Le processus d’écriture du troisième opus est plus vivant dans ma mémoire. Je me souviens des longues discussions que nous avions afin d’élaborer les différentes scènes. Nous travaillions souvent ainsi, composant la nouvelle comme un Vendredi 13 ou un Freddy   : un collage de scènes de meurtres avec un léger fil conducteur. C’est d’ailleurs ce qui a tué un autre de nos projets communs… Je me rappelle que j’eus l’honneur de rédiger la scène d’ouverture (le cimetière) et que c’est l’une de mes préférées. Nous allions dans la chambre de Jonathan après un dîner à la petite cantine du coin et j’utilisais un petit pupitre d’écolier recyclé par sa mère. C’est sur cette surface inégale décorée de petits papiers déchirés et fixés à l’aide de Mod Podge que j’ai couché sur papier ma moitié du Chien de McNeil III. Parfois, je relevais la tête pour poser un question à Jonathan concernant la continuité du récit et on réglait le tout rapidement. Je me souviens aussi que nous écoutions de la musique en écrivant, quelque chose comme Bad Religion et Offspring… Nous avons souvent réessayé de travailler ensemble sur un texte, mais je crois que CMIII est la seule tentative qui ait porté fruit. Tout le reste est précieusement archivé dans une valise au fond d’un garde-robe dans la demeure familiale des Reynolds… Une des grandes particularités de CMIII est de posséder une couverture en couleurs! Enfin, pour un tirage limité de deux exemplaires… J’avais produit une image de couverture à l’aide d’un clipart et d’une police de caractères douteuse, puis j’avais fait imprimé le tout sur la vieille Epson de mon père. Nous nous sommes ensuite rendus chez le défunt bouquiniste Chabot afin de faire quelques photocopies couleurs, mais le prix était exorbitant pour deux élèves du secondaire. Trop fiers pour simplement refuser, nous en avons fait une seule… Disons que ce n’était pas notre heure de gloire… Mais que de bons souvenirs!

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Publié par le juillet 18, 2011 dans Uncategorized

 

Sept portes classiques

Voici sept portes vers le passé, sept films qui m’ont marqué quand j’étais au primaire. Et quand j’aimais un film, je le regardais encore et encore et encore…

Le plus surprenant, c’est que je les aime toujours alors que j’aurais pu en être saturé, au nombre de visionnements que j’en ai fait dans le passé… Des classiques, ça ne s’oublie pas! 🙂

GHOSTBUSTERS (1984) : Je me souviens que je regardais les dessins animés inspirés de ce film sans savoir qu’il y avait un VRAI film! Quand je l’ai su et que j’ai vu qu’il passait à la télé, j’ai supplié ma mère de pouvoir rester debout pour le regarder! Je ne sais pas pourquoi mais je vouais une véritable obsession au Bonhomme Marshmallow à la fin du film. 🙂

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GREMLINS (1984) : Mon frère allait souvent regarder des films chez un voisin, son meilleur ami, et il avait décidé de m’emmener avec lui cette fois-là. J’avais adoré mais en même temps, j’étais terrifié, je n’avais pas dormi de la nuit! L’Halloween suivant, je voulais être déguisé en Gizmo alors ma mère a fabriqué un costume qui avait impressionné tout le voisinage.

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BACK TO THE FUTURE (1984) : C’est le premier film que j’ai vu au Cinéparc de ma vie, j’avais 4 ans et je me souviens que je mangeais des Smarties. Spectaculaire, drôle, surprenant, nostalgique… Pourquoi ils ne font plus des bons films comme celui-là de nos jours?

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BATMAN (1989) : Batman était, est et sera toujours mon héros préféré dans tout l’univers des superhéros et mon admiration pour ce personnage a commencé avec ce film. Avant de le voir, je collectionnais les cartes du film vendues en paquet avec une gomme à mâcher. Je me souviens que le Noël suivant, j’avais reçu plein de trucs dérivés du film (BD, couvre-lit, poster, T-shirt, etc).

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ROBOCOP (1987) : J’ai toujours eu un faible pour les films de vengeance, où on peut identifier la gang des salauds que le héros meurtri doit abattre un par un. Et ce film a été mon premier du genre, celui qui m’a donné la piqûre. Je dois avouer que je grinçais des dents à certaines scènes hyper violente pour mon jeune âge mais en même temps j’étais fasciné pas la tragique destinée du défunt policier prisonnier dans le corps d’une machine. Au primaire, on jouait souvent à Robocop, dans la cours d’école et au parc.

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PREDATOR (1987) : Tout un film de tough! 🙂 Un ami m’en avait parlé dans la cours d’école et je voulais absolument voir ce film. Une créature de l’espace qui se bat contre Arnold! Quand j’étais petit, Schwarzenneger représentait un modèle (pourquoi? euh…) et je me souviens même avoir dit à ma mère que j’aurais aimé qu’il soit mon père. 🙂 🙂 Alors, quand je l’ai vu se battre contre ce chasseur extra-terrestre, j’étais estomaqué.

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THE TERMINATOR (1984) : Quand le deuxième est sorti au cinéma, j’étais trop jeune pour le voir mais j’ai demandé à mon père qu’on loue le premier et j’ai tellement été impressionné par l’histoire, par l’ambiance très sombre du film… Si je me souviens bien, c’est le premier film que je me suis acheté en cassette VHS. Je jouais à Terminator sur le terrain de mes parents. Je faisais semblant que j’étais le cyborg qui décimait un poste de police au complet. Vicky, ma voisine de l’époque, avec qui je jouais souvent, me dévisageait d’un air interrogateur alors que je tenais deux bâtons de hockey en guise de fusils imaginaires…

 

 
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Publié par le juillet 17, 2011 dans Uncategorized