Lecture no.29

Titre : « Le Costume du mort »

Auteur : Joe Hill

Éditeur : Le livre de poche

Année de parution de cette édition française : 2009 (l’édition originale, en anglais, est parue en 2007)

Résumé de quatrième de couverture : « On ne collectionne pas sans péril des reliques toutes plus étranges les unes que les autres. C’est ce que va apprendre Jude en achetant le dernier costume d’un mort. Soudain, au pied de son lit, derrière une porte, à ses côtés en voiture, grimaçant et assoiffé de vengeance, apparaît l’ancien propriétaire de l’habit. Quelle terrible histoire de son passé cherche-t-il à lui faire payer? Aux frontières de la folie, une fuite éperdue commence… Terreur et frissons garantis! »

Commentaire de lecture : Pour ceux et celles qui ne le sauraient pas, Joe Hill est le fils de Stephen King. Cela met-il en doute son talent? Pas du tout, il avait déjà fait ses preuves avant que la vérité sorte au grand jour.

J’avais adoré « Fantômes : histoires troubles », son recueil de nouvelles dont j’avais fait la critique dans le no.175 de la revue Solaris. J’avais donc très hâte de lire son roman et c’est par un heureux hasard que mon bon ami Guillaume Houle me l’a donné dernièrement.

Je me suis donc aussitôt plongé pour une deuxième fois dans l’univers de Joe Hill, univers sombre et étrange et j’ai revêtu ce costume à l’air ancien et à l’odeur funeste, « Le Costume du mort ».

Le personnage principal m’a interpellé dès le départ, un vieux musiciens de heavy métal qui traîne en lui des regrets et des souvenirs enfouis. En tant que lecteur, j’ai tout de suite voulu le connaître davantage, déterrer ses secrets… et savoir ce que le fantôme venant avec le costume lui réserve comme sort. Et pourquoi.

Contrairement aux romans parfois gargantuesque de son père (S. King), Joe Hill ne réserve aucun temps mort dans ses histoires, l’attention du lecteur est toujours soutenue par une tension, un mystère, une révélation sur le point d’être dévoilée… Et, en plus, il réussit à rendre ses personnages très humains, dans des moments où les émotions ne sont pas mises de côté, la tristesse, l’amour, la joie… C’est là que l’auteur réussit un véritable tour de force : contrairement à nombre d’auteurs d’épouvante, de fantastique, les scènes où l’horreur, le surnaturel n’est pas au rendez-vous sont aussi intéressantes et nécessaires que celles où le fantastique survient. Elles ne servent pas seulement à dépeindre un quotidien platonique en attendant que l’épouvante arrive. Non, elles sont touchantes, intrigantes, profondément humaines.

J’ai terminé la lecture du « Costume du mort » avec ce sentiment de satisfaction, le même que j’ai ressenti lorsque j’avais fini de lire son excellent recueil « Fantômes : histoires troubles » : enfin, un des rares auteurs qui a comprit comment faire de bonnes histoires d’épouvante-fantastique, parce que ce ne sont pas, à la base, des histoires de monstres, ce sont des histoires sur des humains aux prises avec leur doute, leur passé, leurs démons intérieurs.

Ça fait du bien : parfois on frissonne, parfois on rit, parfois on pleure. On passe par toute une gamme d’émotions, ce qui est assez rare.

Suite à la lecture de ces deux livres, je peux affirmer haut et fort que Joe Hill est mon auteur anglo-saxon préféré parmi les contemporains.

J’ai bien hâte à l’automne car son troisième livre, « Horns », va être publié en français… La bibliothèque de mon quartier recevra une petite visite de ma part, c’est certain!

9 réflexions sur “Lecture no.29

  1. Coudonc, je suis tellement une inconditionnelle du père, faudrait bien que je vois ce que le fils peut faire! 🙂

    (Surtout que j’ai entendu King dire en entrevue que son fils avait pris le meilleur de lui-même et ajouté le talent… d’ailleurs, ce que tu décris comme style d’écriture fait penser au meilleur des vieux King!)

  2. J’adore Hill. Je suis d’accord avec Pierre-Luc pour dire que Locke&Key est une des meilleurs BD publiées présentement. Hill est sans l’ombre d’un doute un auteur à suivre.

    Concernant Horns, ça m’a pris un certain temps à embarquer, mais l’originalité de l’intrigue est impressionnante. Ça vaut la peine de le lire, ne serait-ce pour découvrir ce qui se cache derrière les cornes.

  3. Il me semble que ça fait plusieurs années que j’ai lu la version grand format du costume du mort…..et je l’ai laissé tombé!
    Je lui ai donné une deuxième chance avec son recueil de nouvelles, que j’ai laissé tombé aussi…Je ne sais pas pourquoi, il me laisse complètement froide….mais bon tant mieux pour lui, je semble être la seule! hahaha!

    Je te conseil d’essayer de lire du Sire Cédrik si ce n’est pas déjà fait…il va loin en tabarouette, mais tout en poésie!

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