RSS

Archives Mensuelles: janvier 2012

Psst…

Je l’avais annoncé sur Facebook mais pas sur ce blogue : le tout nouveau numéro de la revue Solaris (Hiver, no.181) publie une de mes nouvelles, Quand rêve le Murnau.

Une histoire un peu étrange qui pourrait plaire aux fans du cinéaste David Lynch. En tout cas, c’est à l’ambiance de ses films que je pensais quand j’écrivais cette nouvelle qui se retrouve bien entourée dans ce sommaire plus qu’alléchant! Et quelle couverture! Pour plus de détails sur ce numéro, c’est ici.

Et le plus tripant dans tout ça, c’est que j’ai reçu mon exemplaire d’auteur le jour de ma fête. Que demander de plus? 🙂

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le janvier 30, 2012 dans Uncategorized

 

À propos de la nécromancie

Dernièrement, j’ai lu une BD vraiment, mais vraiment bonne :

Titre : The Necromancer – Book 1

Auteurs : Joshua Ortega et Francis Manapul

Éditeur : Top Cow

Année de parution : 2007

C’est l’histoire d’Abigail Van Alstine, une fille de pasteur, qui mène sa vie d’étudiante dans la tranquille ville de Manitou, au Colorado. Elle sait qu’elle est différente des autres jeunes de son âge : à chaque fois où elle est présente comme meneuse de claque aux parties de football, l’équipe gagne même si ça relève souvent du miracle… Et avec raison, elle possède des pouvoirs qu’elle n’arrive pas encore à contrôler, des pouvoirs dangereux pour les autres et pour elle aussi! Bientôt, un sorcier venu du passé tentera de l’aider… mais il y a aussi un démon des sombres abîmes qui s’intéresse à elle…

De prime abord, l’histoire m’a tout de suite séduit par son côté à la fois très classique et surprenant. On y retrouve plusieurs éléments d’une bonne intrigue d’horreur année 80 (petit village, personnages typés, visions terrifiantes…) mélangés avec des éléments de fantasy (magie, batailles spectaculaires, une élue…), ce qui donne un mariage très intéressant.

Les illustrations sont vraiment superbes, sexy et colorées et proposent une ambiance qui rappelle justement un film années 80. Parfois, c’est drôle, parfois c’est terrible mais il y a toujours anguille sous roche, on sent le surnaturel qui rampe juste là, tout près…

Oui, il y a un apprentissage de la magie mais ce n’est pas Harry Potter. Oui, il y a une cheerleader qui va combattre le mal mais ce n’est pas Buffy. Tout est amené de façon originale et en demeurant dans les zones grises. Les personnages ne sont jamais tout blanc ou tout noir, à commencer avec Abigail qui est constamment confrontée à ses craintes, ses secrets…

En tout cas, moi, j’ai adoré. 🙂

 
4 Commentaires

Publié par le janvier 29, 2012 dans Uncategorized

 

Un voyage au-delà de l’insolite

Titre : Odyssées chimériques

Auteur : Claude Lalumière

Éditeur : Alire

Année de publication : 2011

(Année de publication de l’édition originale en anglais : 2010)

Résumé de quatrième de couverture : Imaginez que de minuscules dieux capricieux règnent sur un monde de femmes, ou que des zombies élèvent du bétail humain…

Imaginez que le fils de Hochelaga, le super-héros qui veille sur la ville de Montréal, doive choisir entre son héritage et sa religion, ou que, amoureux fous des araignées, un jeune homme timide rencontre un couple fabuleux qui vénère la grande divinité araignée primitive…

Imaginez Cléo, une artiste peintre qui angoisse parce qu’elle a donné sans le savoir le nom d’un dieu éléphant à sa fille, un dieu qui lui annonce dans ses rêves son retour apocalyptique, ou encore Romain, au sommet du mont Royal alors que la lune ronde se lève, qui espère devenir cette nuit l’avatar du Loup, celui qui mène la Chasse aux chimères monstrueuses qui sillonnent l’île dévastée…

Imaginez un pêcheur à la retraite pris au coeur d’un conflit entre des dieux et des super-héros, imaginez des adolescents qui luttent pour leur survie après la venue d’une ère glaciaire surréaliste, imaginez…

…Odyssées chimériques : un recueil de douze nouvelles à nulle autre pareilles, illustré par Rupert Bottenberg et préfacé par James Morrow.

Commentaire de lecture : Imaginez… Il n’y a sans doute pas de mot plus efficace pour décrire l’expérience unique qu’offre ce livre à son lecteur. Quand on entre dans l’univers particulier de Claude Lalumière, on ne peut pas s’attendre, mais vraiment pas, à toutes les surprises qui nous attendent.

Je me souviens qu’au dernier Congrès Boréal (printemps 2011, à Montréal), j’étais participant à une table ronde en compagnie de Claude Lalumière. La discussion portait sur un questionnement : peut-on encore proposer quelque chose de nouveau, en tant qu’écrivain, en mettant en scène des créatures aussi typées que le vampire ou le zombie, par exemple? Je me souviens que mon opinion penchait plus pour une réponse négative alors que Claude Lalumière était d’un tout autre avis : oui, c’est encore possible de nos jours.

Et bien si j’avais pu lire Odyssées Chimériques avant cette table ronde, j’aurais été d’accord avec lui. Parce que, sérieusement, ce recueil ne ressemble à rien de ce que j’ai pu lire avant et pourtant il utilise des thèmes à la base assez classiques.

Ce recueil s’adresse autant à ceux qui aiment les histoires de super-héros qu’à ceux qui dévorent des récits de morts-vivants ou de loups-garous ou de… Les possibilités, les fusions entre les genres de l’imaginaire (science-fiction, fantasy, fantastique) semblent illimitées, portées par la plume de Claude Lalumière. Cet amalgame, ce mariage insolite se présente le plus naturellement du monde dans ces onze nouvelles, ce qui rend, à mes yeux, Odyssées chimériques un véritable tour de force, une réussite et un des meilleurs recueils de nouvelles que j’ai lu.

Vous voulez être dépaysés? Ce livre se distingue des autres comme une boite mystérieuse dans le fond d’une boutique de vieux grimoires et d’accessoires de sorcellerie. Ça ressemble à une simple boite… oui, oui, mais ouvrez-la et découvrez, imaginez, imaginez…

 
2 Commentaires

Publié par le janvier 19, 2012 dans Uncategorized

 

Souvenir en 8-bits

Même si je ne suis plus un joueur de jeux vidéos (à part une fois ou deux par année), je me souviens avec plaisir du NES, le premier Nintendo que j’avais eu à Noël il y a longtemps.

Et je n’ai jamais vraiment retrouvé ce plaisir avec les consoles suivantes, même si elles sont plus évoluées et tout et tout. En fait, je crois qu’il est là, mon problème : c’est que derrière tous ces beaux graphiques et effets plus que parfaits, on n’a plus de place pour l’imagination.

De cette console, mon jeu préféré, c’était METROID (1986).

Le joueur incarne Samus, un chasseur de prime (en fait, une, mais on ne s’en rends compte qu’à la toute fin) qui doit scruter au peigne fin, et à grands coups de laser, une planète du nom de ZEBES pour éliminer cette arme dévastatrice que représente le METROID :

Parlant de jeux vidéos, connaissez-vous le Angry Video Nerd? Ça vaut vraiment la peine d’y jeter un oeil (ou deux), il est comique et nous fait découvrir les secrets les plus obscurs des jeux vidéos… En voici un épisode :

Et pour terminer, vous avez cinq minutes pour revivre un petit moment de nostalgie? C’est par ici que ça se passe : JOUER

 
14 Commentaires

Publié par le janvier 17, 2012 dans Uncategorized

 

Bref hommage

Quand j’étais au primaire, j’adorais les samedis soirs : avec mes frères et mes parents, on se préparait deux grosses pizzas avec tellement d’ingrédients qu’elles ne cuisaient pas en entier. Ensuite, on mangeait le tout en regardant des films (souvent 2, parfois 3) qu’on allait louer à l’ancien club vidéo de Bromptonville, celui qui était au coin de l’unique feu de circulation du village.

Et une comédie qu’on avait tous aimé et qui est devenue un de mes films cultes depuis, c’est le classique de John Hughes mettant en vedette Steve Martin et John Candy : Voyage tous risques (Planes, trains and automobiles, 1987).

À chaque fois que je le regarde, je ris aux éclats (Ce qui est plutôt rare dans le cas d’un film regardé à de nombreuses reprises). Les personnages forment le duo parfait : l’un (Steve Martin dans le rôle de Neal Page) déteste l’autre (John Candy dans le rôle de Del Griffith) pour mourir mais il n’a pas le choix de voyager avec lui pour rentrer à la maison. Les situations sont d’un comique comme je n’en retrouve plus dans les comédie d’aujourd’hui. Oui, certains films récents me font bien rire mais je ne les regardais peut-être pas une deuxième fois, par contre.

C’est qu’il y avait le talent du réalisateur, le défunt John Hughes, dont j’adore tous les films (entre autres The BreakFast Club, Weird Science, Ferris Bueller’s Day Off) combiné au talent de l’acteur, le défunt John Candy, qui était et restera mon comédien préféré, celui qui pouvait se montrer à la fois drôle et touchant tout en paraissant le plus naturel du monde.

 

Donc, voilà, c’était mon bref billet-hommage à ma comédie préférée parmi toutes. Et vous, quelle est la vôtre?

 
8 Commentaires

Publié par le janvier 16, 2012 dans Uncategorized

 

Saintes Écritures

Hier n’était pas une journée comme les autres… À partir de la fin de l’avant-midi, nous avons été privé d’électricité. Notre immeuble et quelques autres, 4 ou 5, dans notre rue.

Et donc, coupé du monde. Parce que notre service téléphonique fonctionne avec Internet qui a besoin de courant. Et nous n’avons pas d’ordinateur portable. Ni de téléphone cellulaire. Aucun moyen de savoir si Hydro Québec était au courant de la panne.

Plus les heures avançaient, plus le froid se glissait dans l’appartement et nous transperçait avec ses crocs bien affûtés!

Vers 16h00, l’électricité n’était toujours pas revenue, nous avons décidé d’enfiler nos manteaux d’hiver. Et nous avons compris qu’elle ne reviendrait sans doute pas avant le lendemain, aujourd’hui.

Nous avons donc entrepris de nous réchauffer à la lueur de quelques bougies à la tombée de la nuit. Et nous nous disions à quel point nous sommes confortables sans le savoir quand le chauffage fonctionne sans même que nous y portions la moindre attention.

Heureusement, nous avons trouvé de la chaleur humaine en cet étrange personnage qu’est le Crâne à Casquette, qui avait, quelques jours avant, accepté notre invitation à souper. Et pourquoi je le mentionne dans ce billet, c’est parce qu’il devient un témoin important de ce qui suit. Il pourra vous le confirmer si vous lui demandez…

Je ne me souviens plus exactement de l’heure qu’il était, mais je racontais une anecdote qui se terminait par les mots : Saintes Écritures!

Et paf! Tout à coup, les Lumières nous ont éblouies! À ce moment précis, l’Électricité est revenue en force.

Quelle mystérieuse force ai-je réveillé? Suis-je un sorcier à la puissance insoupçonnée?

 
4 Commentaires

Publié par le janvier 15, 2012 dans Uncategorized

 

Au bout de la route obscure

Titre : La Tapisserie de Fionavar tome 3 : La Route obscure

Auteur : Guy Gavriel Kay

Éditeur : Alire

Année de publication de la présente édition : 2002 (paru en 1995 chez Québec Amérique : Épuisé / première édition parue en 1986 en anglais)

 

Résumé de quatrième de couverture : L’hiver avait pris fin. Le cristal de convocation s’était embrasé. C’était la guerre, quelque part au nord, dans les ténèbres. Et un navire voguait vers l’occident…

Dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n’est qu’une ombre bien pâle, la puissance de Rakoth Maugrim, le dieu renégat, ne cesse de croître malgré les nombreux appuis accordés à l’armée des Lumières, conduite par Ailéron, le haut roi du Brennin, par plusieurs dieux et héros mythiques – dont Owein, le maître de la Chasse sauvage, et Arthur Pendragon, le Guerrier revenu des morts.

Or, un ultime fil doit encore trouver sa place dans la trame complexe du Tisserand, et ce fil, c’est Darien, le fils de Jennifer et du Dévastateur lui-même. Mais jamais créature vivante, dans aucun univers, n’a été si exactement suspendue entre la Lumière et les Ténèbres…

La Route obscure : le dramatique volume final de La Tapisserie de Fionavar, l’autre grand classique, avec Le Seigneur des anneaux, de la fantasy moderne.

 

Commentaire de lecture : Il y a un bout de temps, sur ce blogue, j’ai parlé de mon appréciation très positive du premier tome de La Tapisserie de Fionavar, L’Arbre de l’été. Par la suite, j’avais relu le deuxième tome, Le Feu vagabond, que je n’ai pas critiqué ici, c’était dans une période où la fatigue l’emportait sur ma volonté. Je continuais à lire mais je n’avais plus l’énergie d’écrire de commentaires. Qu’importe, voici que j’ai terminé récemment la lecture du troisième et dernier tome, La Route obscure.

Une finale digne de ce nom, où le grandiose côtoie l’intime, où des choix déchirants et des sacrifices attendent les personnages meurtris qui, au nom de la Lumière, veulent affronter Rakoth Maugrim et les Ténèbres qu’il enfante depuis sa demeure dans le Nord. Ainsi résumé, ça peut paraître tellement déjà-vu mais il n’en est rien. On croit à ce qui arrive, on vit les doutes, les craintes de ces êtres acculés au bord du précipice, voués à une fin certaine…

Il y a une poésie, une beauté qui se dégage de ce livre (et de la trilogie dans son ensemble) qu’on ne retrouve pas souvent dans la Fantasy que ce soit au niveau du style (et la traduction francophone a été accomplie de main de maître par Élisabeth Vonarburg) que de l’intrigue elle-même. Beaucoup d’auteurs qui veulent s’aventurer dans ce genre devraient lire La Tapisserie de Fionavar avant d’entamer leur projet… Publiée à l’origine dans les années 80, cette saga est certes classique mais sans s’alourdir des clichés communs qui pullulent dans nombre de séries contemporaines…

Une saga qui va m’habiter longtemps, sans doute jusqu’au bout de la route, la mienne.

 

 
1 commentaire

Publié par le janvier 14, 2012 dans Uncategorized