RSS

Archives Mensuelles: mai 2012

Averia

Image

Titre : Averia tome 1 : Seki

Auteur : Patrice Cazeault

Éditeur : ADA

Année de parution : 2012

Résumé de quatrième de couverture : Seki vit sur Averia, une colonie humaine qui a été conquise il y a 20 ans lorsque de la guerre avec les Tharisiens. Malgré cela, elle s’accommode bien de l’occupation. N’a-t-elle pas la chance d’étudier à l’université?

Sa sœur, Myr, ne partage pas son point de vue. Pour elle, la présence des Tharisiens sur Averia est une abomination. Le seul moyen de mettre fin aux injustices que subit le peuple humain est de se rebeller contre l’envahisseur.

Mais voilà que Seki, intimement convaincue que la reprise des hostilités serait une erreur, se voit entraîner malgré elle dans un groupe de résistants.

Les choses tournent mal. Une bombe explose.

La spirale de violence s’accélère.

Seki, qui doit assumer un rôle qu’elle n’a pas désiré, arrivera-t-elle à se sortir indemne de l’insurrection qui gronde dans la Colonie d’Averia?

 

Commentaire de lecture : Je dois avouer qu’avant de commencer la lecture, j’avais une certaine crainte : celle qu’Averia, malgré son résumé très intéressant, présente une banale histoire du bien contre le mal, le noir contre le blanc, sans aucune zone grise.

Et heureusement, je me trompais. Parce que l’auteur, Patrice Cazeault, a su éviter les failles que je redoutais face à une telle intrigue. Il n’y a pas vraiment de mal pur ou de bien pur dans ce livre, seulement des êtres complexes qui, comme nous, commettent des gestes pour atteindre un but dont les conséquences peuvent être bonnes ou mauvaises.

Je me suis vraiment attaché à la personnage principale, Seki, et je m’y suis reconnu dès les premières pages dans son aversion pour les conflits, dans ses réflexions sur la société, sur les autres et les différences qu’ils apportent. La relation avec sa sœur, Myr, m’a parue très bien développée et on y croit, en tant que lecteur. J’ai adoré l’utilisation du changement de point de vue, dans la narration, passant d’une sœur à l’autre, pour montrer la progression dans les idées de chacune, dans les émotions et dans les actions.

Ce récit aurait très bien pu se transposer de nos jours avec quelques différences au niveau de la technologie et des lieux dépeints. Ainsi, il saura plaire, selon moi, aux lecteurs qui n’osent pas s’aventurer dans le genre parfois très hermétique de la science-fiction. Ça se lit très bien et je n’ai pas remarqué de longueurs ou de superflus.

Chapeau à l’auteur pour ce premier roman qui se révèle une réussite!

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le mai 30, 2012 dans Uncategorized

 

LANCEMENT COLLECTIF

Image

 
Poster un commentaire

Publié par le mai 27, 2012 dans Uncategorized

 

La loterie

Une autre belle trouvaille à la Bibliovente, c’est ce classique de Shirley Jackson (1919-1945) dont je croisais souvent le nom dans des essais sur le genre du fantastique ou de l’épouvante du vingtième siècle.

Image

Titre : La loterie

Auteur : Shirley Jackson

Éditeur : Librairie des Champs-Élyséée

Année de parution pour l’édition en français : 1980 (1949 pour l’édition originale en anglais)

 

Résumé de quatrième de couverture : Jamais peut-être l’inquiétant et l’horrible n’auront été unis avec autant de force que dans les contes de Shirley Jackson. Chez elle, le moindre détail est trouble, le moindre fait annonce l’arrivée d’une catastrophe irréversible. Son univers insolite est un jardin hérissé de fleurs délétères. Les unes sentent l’épouvante, les autres dégagent des parfums hybrides qui montent lentement à la tête, enivrent, déconcertent. Florilège unique où figure LA LOTERIE, un des grands contes cruels de la littérature moderne. Vingt contes sinistres, vingt façons d’aller de vie à trépas.

Commentaire de lecture : Il y a longtemps que je n’avais pas lu un bon recueil de nouvelles comme celui-ci. Des histoires originales (rappelez-vous que ça a été publié pour la première fois dans les années 40), contées dans un style efficace qui ne fait de compromis ni pour les personnages… ni pour le lecteur. Aucune trace de surnaturel, sinon suggéré, et pourtant, c’est bel et bien du fantastique. De l’étrange, un léger dérèglement dans le réel tel qu’on le connaît et on bascule dans l’ailleurs, un ailleurs semblable mais différent à la fois. Juste assez pour devenir inquiétant. Il y a aussi d’excellentes histoires noires, à la fois très prenantes et sans pitié. On en ressort marqué au fer rouge. Sur les vingt nouvelles présentées dans ce recueil, il n’y en a pas de plus faible, à mon sens, elles dévoilent, chacune à leur manière, des zones plus sombres de la psyché humaine : la peur, la folie, le meurtre…

Il existe aussi, toujours en version français, une édition de poche publiée par Pocket dans la collection Terreur (1994) dont voici la couverture :

Image

 
1 commentaire

Publié par le mai 22, 2012 dans Uncategorized

 

Fils Unique

À chaque année, je vais à la Bibliovente où des milliers de livres sont offerts à 1$. J’en ai profité pour m’en acheter quelques-uns qui m’intéressaient. En voici un :

Image

On m’a souvent recommandé de lire du Jack Ketchum alors quand je suis tombé sur ce livre, je me suis dit : en voici l’occasion!

 

Titre : Fils Unique

Auteur : Jack Ketchum

Éditeur : Bragelonne

Année de parution en français : 2009 (Année de parution originale, en anglais : 2008)

 

Résumé de quatrième de couverture : Lydia Danse croit avoir enfin trouvé le bonheur du foyer. Son mari semble le meilleur des hommes. Leur jeune fils est merveilleux. Pourtant le Mal se cache sous son propre toit. Les années passant, la façade s’effrite, et son mari, sûr de sa toute-puissance, resserre son emprise sur sa famille. Tous les moyens de coercition sont bons, pourvu qu’ils lui procurent l’ivresse du pouvoir.

Prête à tous les sacrifices et à se mettre elle-même en danger, Lydia fera tout son possible pour tirer son fils de ses griffes. Mais Arthur Danse n’est pas homme à renoncer à ce qui lui appartient. Ce qu’il prend par la force, il s’y accroche et ne lâche pas…

 

Commentaire de lecture : Comme c’est le premier roman que je lis de Jack Ketchum, je ne peux pas comparer mais j’ai adoré. L’auteur traite d’une histoire déjà écrite de nombreuses fois mais d’une façon bien personnelle et dans un style efficace. Il ne passe pas par quatre chemin pour nous servir des scènes choquantes, crues et ne nous épargne pratiquement aucun détail. C’est le genre d’intrigue qui nous marque au fer blanc, surtout que c’est basé sur un fait vécu. À certains moments, je me disais : il n’osera pas s’aventurer là… Et oui, et même plus loin que j’aurais pu imaginer. Sans tabou. Je le recommande à tous ceux et toutes celles qui cherchent des thrillers réalistes qui font grincer des dents jusqu’à la fin. Et où, en tant que lecteur, on haït le salaud de l’histoire! Je ne mettrais pas ce livre entre les mains d’une mère, à part si elle a le coeur solide…

 
5 Commentaires

Publié par le mai 18, 2012 dans Uncategorized

 

Transtaïga

La semaine passée, avant d’assister au Congrès Boréal, je tenais à lire le roman TRANSTAÏGA d’Ariane Gélinas afin de lui partager mes commentaires de lectures lors de l’évènement.

Je l’ai lu d’une traite, fait ma critique à l’auteure et c’est maintenant à vous que j’en parle.

Image

Premier titre publié dans la collection LYCANTHROPE des éditions Marchand de feuilles, LES VILLAGES ASSOUPIS tome 1 : TRANSTAIGA  représente le premier roman de la talentueuse Ariane Gélinas. Les abonné(e)s des revues Solaris, Alibis, Brins d’éternité, (et de nombreuses autres publications du Québec et d’ailleurs) ont déjà remarqué son talent de nouvelliste; elle n’en est pas à ses premières armes.

Son excellente novella L’ENFANT SANS VISAGE, publiée en 2011, vient d’ailleurs de se remporter le Prix Aurora/Boréal de la meilleure nouvelle.

Via son blogue, elle nous tenait en haleine sur ce projet sur lequel elle travaillait depuis un bout de temps : une trilogie à propos de villages fantômes, de coins oubliés du Québec, des lieux désertiques et énigmatiques… J’attendais donc la venue de TRANSTAÏGA avec hâte. Et je n’ai pas été déçu; même que ce livre a dépassé mes attentes!

Ariane Gélinas excelle à créer des ambiances à la limite du réel, toujours à la frontière d’un rêve fiévreux. Ce n’est pas un thriller, c’est un voyage insolite dans une contrée où le malaise s’installe de plus en plus, au fil des pages. L’intrigue du roman est soutenue par un style bien maîtrisé et vécue par des personnages aussi inquiétants qu’étranges. Plus on avance sur cette lointaine route Transtaïga, plus le doute s’installe : sommes-nous encore dans la réalité telle que nous la connaissons? Et que dire de la finale : un pur moment de bonheur pour les amateurs de fantastique! Vraiment, une réussite sur tous les points pour ce lecteur-ci.

Pour les habitué(e)s de mon blogue, ce n’est pas un secret : en tant que lecteur, mon genre de prédilection est le fantastique horrifique. Et, pour moi, Ariane Gélinas fait désormais partie des auteurs incontournables (rejoignant Claude Bolduc, Frédérick Durand, entre autres noms) tant pour la qualité littéraire de ses écrits que les chemins personnels et différents qu’elle emprunte pour offrir aux lecteurs des histoires bien ficelées.

Titre : Les villages assoupis – tome 1 : Transtaïga

Auteur : Ariane Gélinas

Éditeur : Marchand de feuilles

Collection Lycanthrope

Année de parution : 2012

 
4 Commentaires

Publié par le mai 10, 2012 dans Uncategorized

 

Comment chasser le dindon sauvage

J’ai lu un livre. Tu aimeras, j’en suis sûr. Surtout si tu écris, toi aussi.

Image

Écrit par Michel Vézina (auteur et éditeur de Coups de tête), Écrire : attraper un dindon sauvage au lasso est un must, une bible d’informations et de trucs sur le métier, sur la passion, sur la vie. Ces quelques extraits parleront mieux que tout ce que j’aurais pu écrire pour tenter de décrire ce livre :

J’écris. Tous les jours. Et de tout.

*

Je ne comprends pas les écrivains qui disent qu’ils ne lisent pas. Peur de voir leur plume se faire vampiriser, ou corrompre? Ce serait comme un chef cuisinier qui déclarerait ne plus vouloir goûter, un masseur ne plus vouloir toucher de peaux, un dentiste ne plus vouloir ouvrir de bouches, un fermier ne plus vouloir sentir le fumier.

*

J’ai 51 ans et je suis incapable d’écrire sans penser que l’écriture, c’est l’ailleurs et une autre fois.

*

Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux? Écrire : c’est narrer un accident dont personne n’a été le témoin, un incident qui n’est peut-être même pas survenu.

*

Puis je recommence encore. Je lis et relis, je gosse et je regosse. Et quand je ne suis plus capable de ne rien voir, je fais lire à deux ou trois amis très méchants, mais en qui j’ai entièrement confiance. Leur job : me faire mal.

*

Je suis devenu un écrivain pour lire enfin toutes ces histoires que personne ne m’a encore racontées.

*

Paru en 2012 aux Éditions Trois-Pistoles.

 
3 Commentaires

Publié par le mai 8, 2012 dans Uncategorized

 

NOCTURNE réédité

J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer :

Dans le courant du mois de juin 2012, mon roman NOCTURNE (2005) sera réédité chez les Éditions Porte-Bonheur (là où mon roman LES COULOIRS DE L’ÉTERNITÉ, dans la collection CLOWNS VENGEURS va également être publié au début du mois de juin).

Voici la couverture de l’édition originale, celle publiée aux éditions Les Six Brumes en 2005 ainsi que le résumé tel qu’il apparaît sur la quatrième de couverture :

L’automne recouvre de sommeil la ville d’Innstown. À l’aube de la célébration de la fête d’Halloween, le vent glacial s’insinue dans les sombres ruelles. Des fissures du passé surgissent, peu à peu, de terribles secrets enfouis, oubliés.

Aude, collégienne traquée, tente d’échapper à l’horreur. Bientôt, des visions l’assaillent, l’entraînent au cœur d’une spirale macabre. Comment s’en sortir, sinon en affrontant la vérité?

John, prisonnier des mailles d’une sinistre intrigue, ne dispose que de ses talents de détective pour assembler les pièces d’un cruel casse-tête. Celui qu’il n’avait jamais voulu résoudre, l’affaire ultime. La logique sera-t-elle suffisante pour vaincre l’obscurité?

Comment parvenir à déchiffrer les anciens mystères d’Innstown, sinon en unissant leurs forces : le rêve et la réalité ? Ils devront faire vite.

Bientôt, Nocturne renaîtra de ses cendres.

Assisterez-vous à son réveil ?

***

Je ne sais pas encore à quoi ressemblera la couverture de la réédition chez les Éditions Porte-Bonheur mais j’ai très hâte et j’ai confiance que je serai agréablement surpris car j’adore les couverture de leurs livres. Je vous tiens au courant aussitôt que j’ai du nouveau là-dessus.

Ceux et celles d’entre vous qui ont lu NOCTURNE découvriront un nouveau livre, une version améliorée au niveau de l’écriture. Mon style a changé depuis le temps et je voulais mettre à jour ce roman d’horreur que je considère très important dans mon cheminement.

Et oui, cette année, l’Halloween vous nous hanter plus tôt!

***

En fin de semaine, je serai au Congrès Boréal, à Québec. Ceux et celles qui voudraient se procurer un exemplaire de la première édition de NOCTURNE, je vous la ferai à un prix spécial.

 
8 Commentaires

Publié par le mai 3, 2012 dans Uncategorized